UMP et assembléePatrick Ollier Président de la Métropole du Grand Paris - Député de la 7ème circonscription des Hauts-de-Seine

Rueil-Malmaison - Garches - Saint-Cloud

UMP et assemblée
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Bouclier fiscal : "il n’y a pas de rapport entre la crise et la politique fiscale"

« Une polémique agite l’Assemblée sur l’opportunité d’amender le bouclier fiscal.

Pourtant, la solidarité invoquée par certains dans ce contexte de crise ne justifie en aucun cas de revenir sur le bouclier fiscal.

Car nous n’avons pas l’intention, dans la majorité, de changer quoi que ce soit à la règle des 50% de revenus affectés à l’impôt.

En France, on travaille un jour sur deux pour l’Etat, on a donc fixé une fois pour toutes le niveau à 50%. Je vous rappelle, puisque certains veulent comparer avec les pays voisins, qu’en Allemagne les 50% sont fixés dans la constitution.

Il est alors normal qu’en France, pays où l’on paie le plus d’impôts en Europe, on puisse fixer une limite. Elle est fixée, on ne va pas changer de politique fiscale parce qu’il y a une crise, il n’y a pas de rapport entre la crise et la politique fiscale…

On ne peut pas payer plus de 50% de ce que l’on reçoit, quel que soit le revenu, c’est une notion de justice fiscale… »

Patrick OLLIER

(Extrait de son interview au Grand Journal de BFM le 18 mars 2009)

La solidarité, ce sont les mesures que nous venons de prendre à hauteur de 2,6 milliards d’euros il y a quinze jours et dont certaines vont être votées dans la semaine. On a décidé d’exonérer, pour ceux qui paient l’impôt, les deux tiers provisionnels qu’ils doivent payer. Ça, c’est de la solidarité sur le plan fiscal, et c’est décidé. Le débat actuel n’est pas un débat sain ; je ne souhaite pas opposer les pauvres aux riches alors que l’on a besoin que ceux qui ont les plus gros revenus puissent investir en France, plutôt que d’aller à l’étranger, afin d’avoir plus d’emplois pour ceux qui en ont besoin et qui ont les revenus les moins importants. En tant que président de la Commission des affaires économiques de l’Assemblée, je suis en permanence dans l’étude de ce qui se passe sur le plan du tissu économique, on fait tout pour éviter que les entreprises déposent le bilan, pour qu’elles préservent l’emploi. Ce n’est pas le moment d’envoyer des contre-signaux en disant que, par solidarité, on va changer la politique fiscale. On ne va pas la modifier à chaque fois qu’il y a une crise, cela n’aurait pas de sens. Si cela pouvait résoudre la crise économique, je serais le premier à être d’accord, mais cela n’a pas de relation directe avec la crise économique. »

Patrick OLLIER

(extrait de son interview au Grand Journal de BFM le 18 mars 2009)