UMP et assembléePatrick Ollier Président de la Métropole du Grand Paris - Député de la 7ème circonscription des Hauts-de-Seine

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Crise : "Agir sans délai pour relancer la croissance et développer l’emploi" (La Tribune de Patrick Ollier, 19 janvier 2012)

La situation de la France aujourd’hui, et surtout de la zone euro, est d’une gravité exceptionnelle, jamais vécue depuis la seconde guerre mondiale.

Cette conjoncture est telle que c’est l’avenir même de la zone euro qui est en jeu, notamment son avenir économique, y compris dans les pays les plus forts comme l’Allemagne et la France ; l’Italie, qui est la troisième puissance de la zone euro, emprunte à plus de 7 %, alors que la France a pu emprunter aujourd’hui, malgré la dégradation de sa note par Standard & Poors, à un taux inférieur à celui de 2011, avec une baisse particulièrement marquée sur le taux pondéré à 5 ans, qui chute de près d’un point, à 1,89% contre 2,82% en novembre dernier. (lire la suite)

Cet absence d’effet de la perte du AAA sur les conditions d’emprunt de la France montre la capacité de notre pays à résister dans la crise ; cette capacité, liée aux fondamentaux de notre économie, ne peut être confirmée que par la capacité de nos dirigeants, à savoir le Président de la République et le Premier ministre, avec le Gouvernement, à prendre des décisions immédiates pour rassurer les marchés et apaiser les tensions ; cela implique lucidité et courage, qualités qui sont bien celles mises en œuvre par Nicolas Sarkozy dans sa gestion de la crise ; s’agissant ainsi des dernières mesures annoncées sur le front de l’emploi, le Président de la République est déterminé à agir sans délai de telle sorte que les décisions qui seront prises d’ici fin janvier puissent être inscrites dans les lois d’ici début mars…

Ces décisions, qui portent sur l’emploi, les conditions de travail, le logement et l’aide aux chômeurs, doivent aussi porter sur les modalités nouvelles de financement de la protection sociale des Français, afin d’alléger les charges des entreprises et ainsi aider à la relance de la croissance et au développement de l’emploi. L’équation est simple, il n’y a pas plusieurs formes de solutions à apporter aux problèmes qui se posent aux pays endettés de la zone euro. S’agissant de la réaction à la dégradation de la notation de la France, j’ai été stupéfait de la violence des attaques du candidat socialiste Hollande et de son état major contre la France et ses intérêts, qu’ils sont censés défendre, lorsque Standard & Poor’s a dégradé notre note ; cela est d’autant plus choquant qu’à l’inverse il n’y a eu aucune réaction positive de sa part lorsque l’agence Moody’s a elle confirmé le triple A attribué à notre pays ; cette réaction pourrait passer pour anecdotique car conforme à l’attitude des socialistes lorsqu’il s’agit du pouvoir en place, mais dans la conjoncture actuelle, lorsque l’on sait que la France vit sous l’œil investisseurs internationaux, c’est-à-dire des marchés, ce n’est plus du tout anecdotique, c’est faire preuve de faiblesse dans l’unité nationale qui devrait prévaloir et c’est préjudiciable pour la France elle-même. L’enjeu de la présidentielle ne doit pas justifier n’importe quelle attitude ; hélas contrairement à d’autres pays comme l’l’Allemagne, l’Espagne ou même l’Italie, l’unité nationale est une chimère après laquelle nous courons depuis trop longtemps. Au plan international trois agence sont les plus influentes et sur ces trois agences une seule a dégradé la note de la France ( Standard & Poor’s) et deux ont confirmé son triple A (Moody’s et Fitch). Ce qui peut apparaître chez François Hollande comme de la naiveté face aux décisions à prendre est une forme d’utopie au regard du projet qu’il prétend défendre. Car en vérité le monde idéal qu’il brosse au travers les prémices de son projet est un monde révolu. Aucune de ses propositions n’est applicable dans la réalité d’aujourd’hui, réalité qui doit nous conduire à diminuer les dépenses publiques, à réduire la dette et à retrouver l’équilibre budgétaire, et ce le plus vite possible et non pas plus tard comme François Hollande l’a déjà programmé. L’utopie n’est pas une forme de gouvernance, les Français comprendront que pour diriger le pays il faut quelqu’un qui ait la lucidité dans le jugement et le courage dans l’action. La campagne se gagnera sur la crédibilité. Nicolas Sarkozy, j’en suis personnellement convaincu, est le seul capable de continuer à aider la France à sortir de la crise qui continue de frapper l’Europe. Lui seul peut relever ce défi."

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