UMP et assembléePatrick Ollier Président de la Métropole du Grand Paris - Député de la 7ème circonscription des Hauts-de-Seine

Rueil-Malmaison - Garches - Saint-Cloud

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Crise de la dette, notation de la France, propositions socialistes : la tribune de Patrick Ollier (14 septembre 2011)

"La crise des dettes souveraines qui frappe aujourd’hui le monde et donc l’Europe, l’Euro et la France, est d’une violence extrême, bien supérieure celle de la crise financière de 2008 et le monde a du mal à y faire face. Dans ce contexte, il est capital pour la France que nous soutenions l’action du Président de la République et du Gouvernement pour défendre l’Euro et, de la même manière que nous fassions bloc avec l’Allemagne pour que la volonté de défendre l’Euro soit partagée par les 17 états grâce à l’impulsion donnée par le couple franco-allemand. Dans ce combat, la priorité est d’éviter que la note de la France soit dégradée, car la conséquence serait immédiate , à savoir l’augmentation très forte de nos taux d’intérêts ; aujourd’hui, la France dont la dette atteint presque 1600 milliards d’euros a un besoin de financement récurrent d’environ 200 Milliards d’euros par an et emprunte aujourd’hui sur les marchés mondiaux au taux moyen de 2,75 % sur 10 ans. Si sa note était dégradée, le taux monterait à 6% ou 7 %. Il faut alors se poser la question de savoir pourquoi la France a-t-elle une aussi bonne notation, confirmée par toutes les agences internationales. A cela trois raisons, qui attestent de l’efficacité de la politique menée par Nicolas Sarkozy :

"Tout d’abord l’esprit d’anticipation et d’initiative qui a conduit le Président de la République à mettre en œuvre la réforme des retraites, le courage politique nécessaire, ensuite, à la diminution des effectifs dans la fonction publique (non remplacement d’un départ sur deux), et enfin la volonté affichée de respecter les critères de Maastricht (3 % du déficit budgétaire en 2014 puis équilibre budgétaire), notamment grâce au projet de loi constitutionnelle, la « règle d’or », déjà votée dans les deux Assemblées. Le Gouvernement ne faiblira pas dans sa politique, car c’est celle de la raison, qui permet d’acquérir la crédibilité au niveau international, une appréciation positive des acteurs internationaux, et plus particulièrement des agences de notation. Ce qui est stupéfiant et affligeant en revanche, c’est ce sont les réponses et solutions préconisées par les candidats à la primaire socialiste face à la crise que nous subissons. L’oeil fixé sur le rétroviseur, il trouvent pour la crise actuelle les mêmes réponses que par le passé, alors même que ces réponses sont justement en partie la cause de la situation dans laquelle nous sommes : toujours plus de dépenses publiques et toujours plus d’ impôts ! Ainsi François Hollande, notamment, qui est totalement irresponsable dans sa proposition de 70 000 postes d’enseignants supplémentaires s’il était élu président de la République, car cela aurait pour conséquence immédiate une dégradation de la note de la France dès l’annonce officielle de cette décision. Ma conviction aujourd’hui, c’est que en tenant bon malgré toutes les critiques de l’opposition, le Président Nicolas Sarkozy et le Premier ministre garantissent ainsi à la France un jugement positif des acteurs internationaux sur la politique menée. C’est rassurant pour la France, et cela devrait l’être pour les Français, qui regardent avec inquiétude la situation en Grèce, en Espagne, en Irlande ou en Italie."

Patrick OLLIER

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