UMP et assembléePatrick Ollier Président de la Métropole du Grand Paris - Député de la 7ème circonscription des Hauts-de-Seine

Rueil-Malmaison - Garches - Saint-Cloud

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Crise : la politique rigoureuse de la France (La Tribune de Patrick Ollier, 20 octobre 2011)

La France et l’Europe vivent la crise la plus importante depuis la constitution de l’Union Européenne. Cette crise liée à celle des dettes souveraines dans le monde et notamment aux conséquences sur la Grèce, crée une situation explosive sur notre continent et pour notre pays notamment. La solution ne peut venir que de l’Union des 17 pays de la zone euro, avec le Conseil européen du 23 octobre à Bruxelles, suivi par un autre sommet de la zone euro qui devrait se tenir au plus tard le 26 octobre.

Il est stupéfiant que l’énergie du Président de la République et la combativité du Premier ministre sur ce dossier ne soient pas plus relayées dans la presse, au regard du battage médiatique autour des primaires du parti socialiste et de son candidat à l’élection présidentielle. Ceci est affligeant. Car durant tout un mois, cette omniprésence des primaires PS dans les media a empêché les Français de prendre la mesure du pic de la crise que nous vivons actuellement et ses potentielles conséquences sur la vie quotidienne de nos concitoyens. Tout va se jouer, c’est vrai, dimanche à Bruxelles, puis au G20, présidé par Nicolas Sarkozy début novembre à Nice…(lire la suite)

Et pendant que le Président de la République se bat pour convaincre nos amis allemands, qui ont eux-mêmes des positions divergentes, des décisions qu’il faut prendre dimanche, on est en France dans le lyrisme sur le supposé destin de Monsieur Hollande. Qu’adviendrait-t-il s’il devait être élu président de la République ? Dès son discours d’investiture, les agences de notation ne manqueraient pas de dégrader la note de la France, avec les conséquences que l’on connaît Grâce à la politique courageuse de Nicolas Sarkozy la France emprunte aujourd’hui à 2,75% : la réforme des retraites, le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux pour diminuer la dépense publique, la volonté d’inscrire la règle d’or budgétaire dans la Constitution, sont les trois raisons essentielles pour lesquelles la France bénéficie aujourd’hui de la note AAA, c’est à dire une des 10 meilleures au monde. Si demain nous venions à faiblir dans le vote du budget qui est en cours au Parlement en ce moment et à céder aux demandes des députés qui eux-mêmes subissent des pressions de certains groupes, si nos élus nationaux pensent que l’on peut poursuivre le rythme des dépenses qui est le nôtre aujourd’hui sans endurer des conséquences graves pour la France, alors nous avons beaucoup d’inquiétudes à partager. La dégradation de la note s’ensuivrait, les taux d’intérêt auxquels la France emprunte augmenteraient à 5% soit 80 milliards à rembourser chaque année, entraînant la France vers un puits sans fond comme la Grèce actuellement. Mais la puissance de l’économie de la France y rendraient les conséquences encore plus dramatiques qu’en Grèce. Aujourd’hui on nous parle de rigueur ; oui, la rigueur prévaut en Grèce, en Espagne, au Portugal et même en Irlande, où salaires des fonctionnaires et retraites sont diminués. En France, et en Allemagne d’ailleurs également, il ne s’agit pas pour le moment de rigueur mais d’une politique rigoureuse. En revanche si Monsieur Hollande venait au pouvoir, avec son projet basé notamment sur 300 000 emplois jeunes, le retour à la retraite à 60 ans et 70 000 fonctionnaires de plus, voilà des réalités avec lesquelles la France devrait vivre, avec pour conséquence immédiate la dégradation de sa note ; nous vivons dans un monde qui est devenu un village, l’argent, nous l’empruntons sur les marchés et les investisseurs sur ces marchés ne prêtent que s’ils sont certains que les politiques conduites par les Etats sont rigoureuses. Si il y a un signe de faiblesse, les notes sont dégradées et c’est la chute libre. La main de Nicolas Sarkozy, tout comme celle de François Fillon et du Gouvernement, ne doivent pas trembler et elles ne trembleront pas. Nous irons jusqu’au bout de cette politique de courage qui seule, peut sortir la France de ses difficultés ; à condition que nous réussissions à convaincre nos partenaires de nous accompagner avec les 17 de l’Euro groupe.

Patrick OLLIER

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