UMP et assembléePatrick Ollier Président de la Métropole du Grand Paris - Député de la 7ème circonscription des Hauts-de-Seine

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Discours de François Hollande au Bourget : "Quand les classes moyennes paient l’addition" (la Tribune de Patrick Ollier, 25 janvier 2012)

"La campagne de Monsieur Hollande prend forme ! Son meeting du dimanche 22 janvier, considéré comme fondateur par l’entourage du candidat, commence à révéler certaines des propositions qu’il veut faire aux Français. Quand on entend le discours de Monsieur Hollande on est en droit de se poser un certain nombre de questions. Y a-t-il une crise ? Y a-t-il un problème de financement de la protection sociale ? Y a-t-il un problème de délocalisation de nos entreprises ? Y a-t-il un problème d’emploi ? Le monde a-t-il changé ? Tout démontre que les analyses géopolitiques de monsieur Hollande ignorent totalement les réalités du monde d’aujourd’hui. Les solutions proposées sont stupéfiantes. François Hollande indique qu’il sera le candidat défendant les classes moyennes, alors même qu’il propose une CSG progressive c’est-à-dire un nouvel impôt , en fonction des salaires : qui paiera ? Les classes moyennes ; s’agissant de sa proposition sur le quotient familial, qui paiera ? Les classes moyennes ; même chose pour sa volonté d’indexer les prix du gaz et de l’électricité sur les revenus, mesure que même François Mitterand lui-même n’avait pas osé en 1981, qui paiera ? Les classes moyennes…(lire la suite)

Quant à la création d’une nouvelle tranche d’impôt sur le revenu, là encore, ce seront les classes moyennes qui paieront. Cela est stupéfiant, et on aura l’occasion d’en débattre pendant la campagne. Plus encore que la marque d’un aveuglement idéologique, ce sont les propositions générant la création de dépenses nouvelles que la France est incapable de supporter ! Il n’est qu’à voir la création de 60 000 postes d’enseignants dont le candidat socialiste dit qu’il s’agit d’un « redéploiement » des effectifs ; l’équation est pourtant impossible quant on sait que plus de 50% des effectifs de la fonction publique se trouvent déjà dans l’éducation nationale. Comment François Hollande compte t-il procéder à ce redéploiement. Ce sera forcément des dépenses nouvelles. Même irresponsabilité que d’annoncer, après avoir modifié deux fois déjà ses propositions sur le sujet, le retour à la retraite à 60 ans au bout de 41 ans de cotisations, mesure qui imposerait à l’Etat de trouver 20 milliards d’euros pour son financement durant le prochain quinquennat. François Hollande n’a bien sur pas précisé où il les trouvera. Sur la régularisation massive des étrangers, enfin, même irresponsabilité, celle-ci provoquerait une augmentation massive des dépenses pour l’Etat. En définitive Monsieur Hollande n’a proposé que de nouvelles dépenses et annoncé comme seule recette la diminution des indemnités du Président de la République et du Premier ministre de 30%, on peut tout de même se demander si c’est avec cette seule mesure qu’il compte financer les dépenses nouvelles ! On est loin du compte !

En définitive le discours de Monsieur Hollande est un retour aux vielles lunes socialistes de 1981 mais également, pour quelques unes, de 1936 ! On croit rêver ; car si c’est cela le rêve que François Hollande veut proposer aux Français, le réveil risque d’être brutal et douloureux. Car en vérité, il s’agit là d’un véritable matraquage fiscal, dont les Français, notamment les classes moyennes seront les victimes. Nous nous attacherons à le démontrer tout au long de la campagne."

Patrick OLLIER

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