UMP et assembléePatrick Ollier Président de la Métropole du Grand Paris - Député de la 7ème circonscription des Hauts-de-Seine

Rueil-Malmaison - Garches - Saint-Cloud

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La campagne législative et ses enjeux : cinq questions à Patrick Ollier

A quelques jours du premier tour des élections législatives, Patrick Ollier précise les enjeux de son combat, ses valeurs et ses priorités : interview

1) On peut vous voir tous les jours arpenter les rues de Rueil, Garches ou Saint-Cloud ou participer aux réunions. Comment sentez-vous le terrain ?

Je mène cette campagne pour les législatives comme si c’était ma première, car je suis avant tout un militant ! Le contact avec la population est très sympathique : les gens me connaissent et quelle que soit leur opinion politique, acceptent bien volontiers de parler avec moi. La plupart d’entre eux m’encouragent avec des mots très chaleureux. Ceci est très important pour moi, et pour Eric Berdoati qui m’accompagne.

2) A quelles valeurs attachez-vous le plus d’importance ?

L’élection législative permet de se battre pour défendre les valeurs et l’idée de la société dans laquelle nous voulons vivre. La constitution est claire : l’article 20 précise que « Le gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation ! » C’est pour cela que nous devons gagner à l’Assemblée nationale, pour mettre en œuvre la politique pour la France !

Les enjeux sont de taille ! Avec des priorités dans notre combat :

Tout d’abord, je ne peux pas accepter que la politique dépensière de Monsieur Hollande aggrave la situation de notre pays dans la crise que nous vivons et dont nous ne sommes, hélas, pas encore sortis ! Je me battrai pour la « règle d’or » pour imposer l’équilibre budgétaire à l’État et la fin de l’endettement.

Je ne peux pas accepter non plus que dans le domaine de la justice et de la sécurité, toutes les décisions que nous avons prises depuis cinq ans et qui permettent objectivement de renforcer la lutte contre la délinquance, soient remises en cause par le gouvernement socialiste. Je pense par exemple au fait qu’on veuille faire revenir les jeunes délinquants âges de 16/18 ans devant les « tribunaux pour enfants ». C’est une aberration quand on sait à qui on a affaire ! Je pense aussi à la suppression des « peines planchers » pour les multirécidivistes. Voici deux exemples qui illustrent bien la différence entre les socialistes et nous !

Je ne peux pas accepter ensuite le matraquage fiscal pour faire face au financement de la politique d’assistanat de Monsieur Hollande : 50 milliards d’euros d’impôts et ce sont les classes moyennes qui paieront la facture !

Point également indiscutable pour moi, le droit de vote, qui doit rester indissociable de la citoyenneté, française ou européenne !

Les socialistes veulent par ailleurs autoriser le mariage homosexuel. Je dis NON ! Je considère que le PACS donne suffisamment de garanties aux couple homosexuels. Je veux préserver le caractère sacré du mariage entre un homme et une femme qui veulent fonder une famille. D’ailleurs, en 2006, en tant que maire, je me suis retrouvé confronté à cette situation à Rueil : je n’ai pas cédé !

Je suis enfin très réticent à l’évolution des lois sur la bioéthique qui en se fondant sur les progrès scientifiques, risquent de dépasser les limites que nous voulons fixer à la société. Sur ce même sujet, enfin, je suis opposé à la démarche de François Hollande qui voudrait légaliser l’euthanasie.

3) Quelles sont les implications pour la France si l’Assemblée nationale basculait aussi à Gauche ?

Je me bats pour empêcher l’irréparable ! Souvenez vous de l’époque de Mitterrand en 1980, souvenez vous de celle de Jospin en 87 et de la loi sur les 35 heures… Je ne veux pas que le parti socialiste détienne à lui tout seul la totalité des pouvoirs. Ça sera la première fois dans l’histoire de la République » ! Un pouvoir sans un contre-pouvoir risque de tomber dans l’excès ! La totalité des régions (sauf une), la quasi totalité des départements, la plupart de grandes villes, le Sénat, le gouvernement, la présidence de la République… ne donnons pas au également parti socialiste l’Assemblée nationale. Comme le dit le bon sens français « ne mettons pas tous les œufs dans le même panier » ! 4) Comment jugez vous ces premiers pas de François Hollande ?

Ils sont marqués par le reniement : Monsieur Hollande a commencé par se renier dès le soir de son élection quand le « Président normal » qu’il prétendait être en prenant toujours le train s’est empressé de sauter dans un jet privé pour rejoindre Paris et parler 6 minutes à la Bastille…

- En campagne, il affirmait de ne pas s’entourer des personnes jugées et condamnées : Jean-Marc Ayrault, son premier ministre a été condamné en 1997 pour des faits de favoritisme. Pierre Moscovici, actuel ministre de l’Économie, des Finances et du Commerce Extérieur a été condamné pour atteinte au droit à l’image en 2001. Christiane Taubira, Garde des Sceaux et ministre de la Justice a été condamnée en septembre 2004 par les prud’hommes de Paris, à verser 5.300 euros à son ancienne assistante parlementaire et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, vient d’être condamné pour avoir publiquement injurié les anciens membres de la direction de SeaFrance.

- Le candidat François Hollande disait qu’« Aucun de ceux qui aujourd’hui exercent des responsabilités et qui sont loyaux n’ont à s’inquiéter". Frédéric Péchenard (Direction générale de la police nationale), Michel Gaudin (Préfet de police de Paris), et Bernard Squarcini (Direction centrale du renseignement intérieur) principaux responsables de la police nationale ont été officiellement démis de leur fonctions le mercredi 30 mai en Conseil des Ministres.

- Dans son engagement n 59 : « J’engagerai un retrait immédiat de nos troupes d’Afganistan : il n’y aura plus de troupes françaises dans ce pays la la fin de l’année 2012 ». Cest faux ! Seules les troupes combattantes quitteront l’Afghanistan dans les délais imposés. Des « forces résiduelles » devront rester sur place pour sécuriser le retrait des matériels. Sans le dire, l’équipe Hollande reprend en fait à son compte (à trois mois près) le calendrier de Nicolas Sarkozy.

Mais l’imposture la plus emblématique c’est la baisse du salaire des ministres de 30%. François Hollande en avait fait la mesure symbole de son État exemplaire. Simplement, dans le même temps, le premier gouvernement de François Hollande compte 14 membres de plus que le premier gouvernement de Nicolas Sarkozy. La baisse des salaires de 30% ne peut pas masquer cette réalité, le gouvernement de François Hollande va coûter beaucoup plus cher au contribuable. D’autant qu’aux 14 ministres supplémentaires, il faut ajouter les dizaines de collaborateurs en plus, les moyens de fonctionnement des cabinets…

5) Qu’entendez vous par « vote utile » ?

Le vote utile c’est le vote qui permet aux électeurs qui veulent que leurs idées et leur valeurs soient défendues à l’Assemblée nationale de voter, dès le premier tour, pour celui qui est le plus à même de les représenter dans l’hémicycle. C’est le vote qui évite la dispersion des voix. Nous avons deux candidats dissidents, l’un de Saint-Cloud, appuyé par Madame Boutin dont je ne comprends pas l’initiative, car je partage ses valeurs comme je l’ai démontré au sein du gouvernement, et l’autre de Rueil. Cet ancien maire adjoint de Rueil, avec lequel j’ai rencontré des problèmes de gestion dans sa délégation, poursuit à présent sa querelle. Lui qui se revendique de l’UMP vient d’en être exclu, comme tout dissident !

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