UMP et assembléePatrick Ollier Président de la Métropole du Grand Paris - Député de la 7ème circonscription des Hauts-de-Seine

Rueil-Malmaison - Garches - Saint-Cloud

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Maires : les raisons de la colère

Quarante huit heures après une manifestation inédite et d’ampleur des maires de France sur l’ensemble du territoire, le point presse des Républicains du 21 septembre 2015 a été l’occasion, pour Patrick Ollier, comme député-maire de Rueil-Malmaison et Délégué aux Relations avec les groupes parlementaires, de rappeler les raisons de la colère des maires, toutes étiquettes politiques confondues.

« Avec une brutalité exceptionnelle, le Gouvernement a fait voter une loi qui coupe brusquement 11 milliards d’euros aux collectivités », a dénoncé Patrick Ollier, soulignant que cette baisse drastique des dotations de l’Etat aux collectivités correspondait, en moyenne, à un retrait de 30%. « Si nous estimons que les communes doivent elles aussi envisager des économies, nous déplorons l’absence de concertation du gouvernement qui nous aurait permis de décider ensemble ce qu’il fallait faire. Avec un tel retrait historique de dotation de l’Etat, les collectivités locales se retrouvent face à un effet ciseau qui s’ajoute aux dépenses que l’Etat nous a imposées comme les rythmes scolaires », poursuit Patrick Ollier, soulignant les conséquences catastrophiques pour les communes. « Cet effet de cumulation du gouvernement entre baisse des dotations et augmentation des dépenses imposées fait que les maires sont confrontés à un problème quasiment insoluble si bien qu’ils sont obligés, ici d’augmenter des tarifs, là de supprimer des services et un peu partout de beaucoup moins investir. Et derrière des investissements qui ne se font plus, ce sont des entreprises qui souffrent ou qui ferment ; et si on ajoute à cela la volonté du gouvernement socialiste de ne pas desserrer les normes qui étouffent les collectivités locales, nous avons un ensemble explosif », conclut le député-maire qui remarque que cette manifestation des maires en colère est intervenue le lendemain de l’annonce, par l’agence Moody’s, de la dégradation de la note de la dette tricolore, la troisième fois sous le quinquennat de François Hollande. « Ce nouveau tassement n’est pas encore compris dans les calculs et les bilans de Moody’s », précise Patrick Ollier trouvant au passage « scandaleux que l’on demande aux communes françaises d’accomplir 25% des efforts alors qu’elles ne portent que 9,5% de la dette publique. Il y a quelque chose qui n’est pas logique ».

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Patrick Ollier le 21/09/2015 au point presse des Républicains

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