UMP et assembléePatrick Ollier Président de la Métropole du Grand Paris - Député de la 7ème circonscription des Hauts-de-Seine

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Mandat présidentiel, burqa, financement de la campagne présidentielle de 1995 : l’interview de Patrick Ollier le 27 avril

Patrick Ollier a répondu aux questions des journalistes sur les thèmes d’actualité à la sortie de l’hémicycle dans la salle des quatre colonnes le 27 avril dernier :

Mandat présidentiel : « faire bouger la société française et tenir les engagements »

« Si certains ne se retrouvent peut être plus dans la multiplicité des décisions qui sont prises, c’est qu’il faut donner davantage de cohérence à l’action gouvernementale… Car le président a jusqu’à présent réussi à faire bouger la société française à travers toutes les réformes qui ont été entreprises, de l’économie au social en passant par la justice et la sécurité ; c’est tout l’ensemble de la société qui a été touchée par des bouleversements. Cinq ans de mandat c’est peu compte tenu du programme qu’il a proposé aux Français, et Nicolas Sarkozy a pour souci d’achever son mandat en ayant tenu ses engagements.

Cela va très vite, certes, mais pas trop vite. Ce rythme est nécessaire pour bousculer la société, l’adapter au monde moderne, avec beaucoup de retard à rattraper : le Président de la République et la majorité sommes dans cette logique ; ce n’est pas toujours facile, surtout en période de crise, car la crise est là pour ralentir les efforts qui sont faits. Pourtant, on peut constater que la France s’en sort mieux que les autres pays européens, c’est une raison de plus pour les Français d’avoir confiance dans la politique conduite par Nicolas Sarkozy pour le pays ; il a respecté son programme, il faut l’achever, avec encore des réformes à engager comme celle des retraites.

Les deux ans qui viennent sont destinés à achever le programme présidentiel et à expliquer aux Français la cohérence des mesures que nous avons prises, de l’action qui a été conduite… »

Burqa : « Il y a une urgence politique à légiférer, il y a urgence aussi dans la procédure parlementaire… »

Oui il est urgent de légiférer pour éviter que cela ne tourne mal dans l’opinion publique et que ne se développent des polémiques malsaines ; on donne l’impression que l’on stigmatise la communauté musulmane, ce qui est détestable car cela n’est pas vrai ; il faut mettre un terme aux excès qui sont ceux d’extrémistes qui n’ont rien à voir avec la religion et qui veulent provoquer la République. Donc oui, il faut voter pour la dignité des femmes, il faut voter pour retrouver très vite une sérénité dans le pays

Le Gouvernement ne s’est pas affolé, c’est les média qui ont monté en épingle certains événements ; il y a un problème et on va le trancher par une loi,…pour ne pas laisser ceux qui le souhaitent voir se développer dans la société des tensions qui ne sont pas souhaitables. Faut il une loi pour supprimer la burqa ? La réponse est oui : le groupe UMP l’a décidé, le Premier ministre a dit d’accord et le président a donné son feu vert ; oui donc il y a urgence à faire voter cette loi. La polémique, avec le président de l’Assemblée, vient de la procédure parlementaire de l’urgence, ce qui n’est as la même chose que l’urgence politique. Il est urgent de légiférer et étant donné le calendrier parlementaire chargé, il faut aussi utiliser la procédure accélérée, anciennement procédure d’urgence, pour aller le plus vite possible ; le Gouvernement a raison de s’engager dans cette voie pour faire voter cette loi, sinon elle ne sera pas votée avant la fin de l’année 2010. On doit arrêter les polémiques et une fois que la décision sera prise tout s’apaisera, car l’immense majorité des Français est d’accord avec nous ; il y a donc urgence aussi dans la procédure parlementaire.Les problèmes de la société sont en train d’évoluer. Le problème vient de la Confrontation entre la volonté de légiférer et l’alimentation de la polémique par les media ; il faut que la loi soit votée très vite pour que la sérénité revienne dans la société française et que l’on arrête d’opposer les uns aux autres. Il est anormal que l’on en arrive à stigmatiser la population musulmane, qui a su trouver sa place dans la société française et nous ne voulons pas la stigmatiser. L’important c’est le ressenti des Français, et cette situation oeut mal évoluer si on ne tranche pas. Sur ce point, on laisse le PS face à ses incohérences et ses division ; pour les socialistes, il ne faut pas la burqa mais il ne faut pas la loi ! L’opposition doit assumer ses responsabilités ; il y a eu un consensus sur le voile, il faut un consensus sur la burqa. C’est une loi qui va dans le sens de l’intérêt général, elle ne devrait pas l’objet d’une polémique politicienne. Chacun doit prendre ses responsabilités ; nous, nous prenons les nôtres… »

Financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995 : « une polémique choquante » « Cela m’évoque des polémiques choquantes ; je ne pense pas que cet homme, que je connais bien et qui est l’intégrité même, ait pu se commettre à ce genre d’agissement pour sa campagne électorale ; il faut que ces choses puissent être prouvées avant de discréditer des personnes, ce qui jusqu’à présent n’est pas le cas, et c’est bien là le problème, c’est scandaleux… »

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