UMP et assembléePatrick Ollier Président de la Métropole du Grand Paris - Député de la 7ème circonscription des Hauts-de-Seine

Rueil-Malmaison - Garches - Saint-Cloud

UMP et assemblée
agrandir le texte retrecir le texte imprimer article envoyer à un ami
Mariage homosexuel, tarifs progressifs de l’énergie : la Tribune de Patrick Ollier (25 septembre 2012)

"Alors que les contours du projet de loi sur le mariage homosexuel sont peu à peu dévoilés, l’on s’aperçoit que ce texte remet de plus en plus profondément en cause la notion même de famille (…)

(…) et sa constitution sur la base d’un lien entre un futur père et une future mère . Le document prévoit en effet d’ « asexualiser » les termes employés dans le Code civil concernant le mariage et de remplacer les termes "père" et "mère" par celui de "parent". Dans le livret de famille, des parents homosexuels devraient être ainsi désignés comme "parent 1" et "parent 2". Le texte à venir, qui semble à première vue ne concerner que les homosexuels, pourrait donc entraîner des conséquences sur toutes les familles. C’est donc à un bouleversement sociétal et un casse-tête juridique que l’on doit s’attendre.

S’agissant du texte sur le tarif progressif de l’énergie, il introduit de la proportionnalité pour un produit de première consommation. Ceci est totalement contraire aux principes du Conseil national de la Résistance, qui prévoient un accès égal de tous aux tarifs de l’électricité, et ce alors que sous le Gouvernement Fillon, l’on avait créé un tarif social pour le gaz et l’électricité, que j’avais fait voté par ma commission des Affaires économiques. Il s’agit d’une position idéologique de la majorité, le processus de la proportionnalité étant jusqu’à présent réservée à l’impôt sur le revenu. Le débat ne doit pas occulter non plus les avantages exorbitants consentis aux quelque 600 000 salariés d’EDF et GDF/Suez et leurs familles ; quel que soit le remarquable service au public apporté aux Français par ces agents il n’en demeure pas moins que le fait qu’ils ne paient que 5 à 10% du tarif est tout à fait anormal, en cette période où les efforts doivent être justement partagés.Ce problème ne doit pas échapper au débat.

Mentions légales  -  Contact