UMP et assembléePatrick Ollier Président de la Métropole du Grand Paris - Député de la 7ème circonscription des Hauts-de-Seine

Rueil-Malmaison - Garches - Saint-Cloud

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Métropole du Grand Paris : "Elle ne se fera pas sans ses habitants"(Tribune de Patrick Ollier du 8/12/2015)

A l’heure de la toute prochaine mise en place de la Métropole du Grand Paris, Patrick Ollier, investi de longue date dans les questions relatives à l’aménagement du territoire, notamment dans la construction de la Métropole du Grand Paris, a soutenu, dans une tribune parue le 8/12/15 dans le magazine « Objectif Grand Paris », la vision d’une métropole stratège au service de l’intérêt général.

"Le 1er janvier prochain, la Métropole du Grand Paris (MGP) doit voir le jour. Il aura fallu pas moins de trois lois pour donner corps au fait métropolitain : le Grand Paris des transports s’est organisé par la loi du 3 juin 2010 et la MGP recouvre une réalité juridique depuis les lois MAPTAM du 27 janvier 2014 et NOTRe du 7 aout 2015. Si le calendrier, la structure et le périmètre semblent identifiés, tout reste pourtant à construire ! La MGP ne vivra durablement que si elle a pour pierre angulaire ses habitants. Il est impensable de créer ex nihilo une superstructure administrative qui serait déconnectée de l’échelon local.

Je défends depuis toujours – notamment à travers le syndicat Paris-Métropole -, l’avènement d’une Métropole duale : d’une part une Métropole stratège qui s’inscrirait dans la compétition française, européenne et internationale et d’autre part une Métropole de proximité qui déclinerait et détaillerait ses grandes orientations en matière d’aménagement, de logement, de développement économique et durable au niveau de ses communes et de leurs Territoires en coordonnant leurs actions.

Si la Métropole du Grand Paris est majoritairement composée de maires issus de la droite et du centre, du fait des résultats des dernières élections municipales, elle ne doit pas, pour autant, être l’apanage d’un camp au détriment d’un autre. Face aux défis urgents qui se posent à nous (financement, transports, logement, développement durable etc.), la MGP doit être au service de l’intérêt général de tous les 7 millions d’habitants, qui attendent légitimement des résultats de notre part. A quelques semaines de la mise en place de la MGP, je continue, comme le prouvent mes initiatives prises dans le cadre du débat parlementaire, à émettre des réserves sur le périmètre, la gouvernance et la méthode de construction de cette grande intercommunalité. Je pense en particulier aux Territoires qui n’ont pas le statut d’EPCI à fiscalité propre de manière durable, puisqu’ils se voient retirer la CFE en 2020. De réelles inquiétudes existent à moins de deux mois de la mise en place de la Métropole et des Territoires (Quelle mécanique financière ? Quelle péréquation ? Que faire des compétences des EPCI existants ?). Mais la loi est aujourd’hui votée, et il faut donc l’appliquer avec le plus de pragmatisme possible. La construction métropolitaine, amorcée certes de façon imparfaite dans la loi, doit pourtant pouvoir rapidement vivre et produire ses effets pour les citoyens ! Sans tomber dans la « schématologie », la MGP doit définir les grandes orientations stratégiques mais leur déclinaison pratique ne peut se faire qu’à l’échelon local avec le bloc Territoire-Commune, au plus près des citoyens. Par ailleurs, la mise en place de la MGP ne peut se faire sans tenir compte des problèmes que rencontre aujourd’hui chaque commune, à savoir les effets des baisses consécutives des dotations de l’Etat et l’augmentation de la péréquation pour certaines devenue une punition sans pour autant régler le problème des communes qui reçoivent, alors que nous sommes tous d’accord pour être solidaire ! L’intercommunalité à l’échelle du périmètre métropolitain implique une concertation permanente, ainsi qu’un dialogue constant et constructif entre les élus locaux et les représentants de l’Etat, quel que soit leur niveau de responsabilité. Seul ce dialogue continu et respectueux des particularités de chaque territoire permettra de consolider l’adhésion de nos concitoyens à la construction d’une grande métropole, stratège, attractive et de proximité ! Enfin, notre Métropole doit relever ses défis en complémentarité avec la Région et les départements, ce qui implique une méthode de travail qui doit être rapidement mise en œuvre dès janvier prochain si on veut voir la Métropole du Grand Paris être au service de tous ! Et pour ce faire, nous aurons besoin d’une détermination sans failles pour mobiliser toutes les énergies !"

Patrick OLLIER Ancien Ministre Vice-Président de Paris Métropole Député-Maire de Rueil-Malmaison

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