UMP et assembléePatrick Ollier Président de la Métropole du Grand Paris - Député de la 7ème circonscription des Hauts-de-Seine

Rueil-Malmaison - Garches - Saint-Cloud

UMP et assemblée
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« Nous sommes en train de gagner face à la crise » : l’interview de Patrick Ollier dans "Les Echos" du 19 avril

Question : Partagez-vous l’inquiétude des députés UMP à l’approche des échéances de 2012 ?

Il est normal que les députés se posent des questions au moment où nous sommes tout juste en train de sortir d’une succession de crises sans précédent. Les élus sont toujours sensibles à l’anxiété qui émane du terrain. Mais je ne suis pas inquiet. L’UMP étant composée de plusieurs sensibilités, il est normal qu’il y ait des débats qui nous permettent de réfléchir et proposer des idées nouvelles, mais le cap est fixé. Que diraient les Français si on en revenait à la politique des godillots ? Que penseraient-ils d’un parti qui ne dirait rien ? Même si l’on entend toujours les mêmes voix pour grogner, il n’y a pas de problème de soutien au président au sein du groupe UMP. La quasi-totalité des députés fait bloc dans le cadre des réformes engagées. C’est bien là l’essentiel.

Question : Et Jean-Louis Borloo ?

C’est le seul problème. J’ai beaucoup d’amitié et d’affection pour Jean-Louis Borloo, mais je suis opposé à son initiative. L’avenir de cette UMP composite ne peut être que dans un destin commun. Toute tentative d’aventure en dehors de grand parti est vouée à l’échec pour celui qui s’y engage mais risque également de faire échouer l’ensemble. L’important aujourd’hui, c’est de resserrer les rangs et d’arrêter de se flageller alors que nous sommes en train de gagner face à la crise. Il faut montrer aux Français l’essentiel : les résultats positifs obtenus grâce aux quatre années d’efforts de la majorité ! Les Français le voient. Je n’imagine pas un instant qu’ils ne s’en rendent pas compte.

Question : L’UMP peut donc éviter l’éclatement qu’on lui prédit…

Non seulement l’UMP peut mais nous allons tout mettre en oeuvre pour que l’UMP garde sa cohésion et sa cohérence avant 2012. Le président de la République tient absolument à démontrer aux Français, le moment venu, que les engagements de 2007 ont été tenus, malgré les crises. J’ai encore 25 textes à faire voter au Parlement avant cet été. Ce n’est pas rien. Et certains sont lourds, comme la fiscalité du patrimoine ou les jurés populaires. Pour cela, l’UMP a besoin d’unité. Elle ne doit pas se disperser dans des querelles subalternes. Sur le fond, y a-t-il une seule raison fondamentale qui peut permettre de considérer que nous ne sommes pas d’accord sur les grandes options que avons décidées tous ensemble et dont nous n’avons jamais varié depuis 2007 ? Moi, je n’en vois pas une. Il y a peu de différences entre nous. Certains essaient de gratter pour faire saigner les plaies mais ces tentatives sont vaines. Nous ne tomberons pas dans ce piège un peu facile.

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