UMP et assembléePatrick Ollier Président de la Métropole du Grand Paris - Député de la 7ème circonscription des Hauts-de-Seine

Rueil-Malmaison - Garches - Saint-Cloud

UMP et assemblée
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Panorama de presse 2016

- 2016-05-23

Les Echos : "la La métropole du Grand Paris veut séduire les Franciliens"

La nouvelle collec­tivité du cœur de la région parisienne se met en place. Les décisions qu’elle prépare pour la rentrée doivent en accroître la visibilité pour le public. Il y avait Réinventer Paris et Les hubs du Grand Paris. Ce lundi, la région parisienne comptera un troisième concours d’architectes : « Inventons la métropole du Grand Paris » destiné à imaginer la ville du XXIe siècle. La métropole du Grand Paris, qui en est à l’origine, réfute tout doublon avec les deux autres concours lancés, respectivement, par Paris et par… elle-même en collaboration avec le Premier ministre.

A peine 120 jours après son installation, le nouveau regroupement des 131 communes, Paris compris, du coeur de la région capitale se débat pour exister. « Nous devons prendre très rapidement des décisions qui changent la vie des 7 millions d’habitants de la Métropole et assurent notre visibilité », explique Patrick Ollier, le président Les Républicains de Paris Métropole. Les premières initiatives devraient être annoncées en septembre. Elles concerneront essentiellement les déplacements, l’une des premières préoccupations des Franciliens avec le logement et l’emploi.

Les services de vélos et d’autos en libre-service Velib’ et Autolib’ devraient être étendus progressivement à l’aire métropolitaine. De même, la collectivité devrait prendre des initiatives pour assurer une meilleure continuité des pistes cyclables entre les communes, les franchissements (principalement des infrastructures) qui coupent le tissus urbain ou la lutte contre le bruit. Un « passe musées »

Une aide aux artisans ­contraints de changer de véhicule en raison de la réglementation parisienne pourrait aussi compléter le dispositif. Sont aussi envisagés la création d’une ou de deux zones artisanales, d’un « passe » permettant de visiter les 90 musées de la Métropole, un système de soutien au commerce de centre-ville, un guichet unique pour les entreprises étrangères…

Des dossiers que mettront en oeuvre la trentaine de collaborateurs en cours de recrutement pour assurer le fonctionnement de la Métropole. Patrick Ollier veut une équipe de mission légère. De quoi rassurer les élus qui dénoncent une couche institutionnelle de plus. Dominique Malécot, Les Echos


- 2016-05-16

Le Parisien : "Sarkozy superstar à Puteaux"

Rien de tel qu’un petit déplacement en terrain conquis pour se requinquer. A la traîne dans les sondages pour la primaire de la droite de novembre prochain, le président des Républicains et ex-président de la République Nicolas Sarkozy était ce lundi après-midi à Puteaux.

L’occasion de mesurer son indéfectible cote de popularité dans cette ville dont il a été le député entre 1988 et 2005. « Sans Puteaux je n’aurais jamais été élu Président de la République. Pour moi c’est un retour aux sources », résume Nicolas Sarkozy, devant la maire de la ville, son amie Joëlle Ceccaldi-Raynaud, aux anges. …Tous les maires (LR) du territoire Paris Ouest La Défense, cœur battant du sarkozysme dans le département, étaient conviés ce lundi midi à un déjeuner avec l’ancien chef de l’Etat. Ainsi, on retrouvait logiquement le noyau dur de ses alliés autour de la table : Patrick Balkany (Levallois), Joëlle Ceccaldi-Raynaud (Puteaux), Philippe Juvin (La Garenne-Colombes) et Jacques Kossowski (Courbevoie). Seuls Christian Dupuy (Suresnes) et Jacques Gautier (Garches), qui font campagne pour Alain Juppé, ont choisi un autre candidat que lui. Eric Berdoati (Saint-Cloud) et Patrick Ollier (Rueil), eux, ne se sont pas encore prononcés.


- 2016-04-12

La Gazette.fr : "Réforme territoriale Paris métropole cherche les contours de son avenir"

Alors que la métropole du Grand Paris (MGP) s’installe doucement mais sûrement dans son nouveau costume, le syndicat d’élus Paris métropole se cherche un nouveau rôle entre petite et grande couronne, dans le contexte d’un retour en force de l’État centralisateur. (…)Du côté de la métropole, on souhaite prendre le temps de la réflexion. « Nous avons neuf semaines d’existence, laissez-nous le temps de respirer et de nous organiser ! », a plaidé le tout récemment élu président de la MGP, Patrick Ollier. Avant d’annoncer tout de même un rendez-vous « avant le mois de juin » avec les présidents des communautés d’agglomération frontalières du Grand Paris, dans la foulée de la première conférence des douze présidents des territoires de la métropole, qui doit se tenir le 2 mai.


- 2016-03-20

Ouest France : "Morbihan. Le préfet Thomas Degos rejoint la métropole du Grand Paris"

Thomas Degos, préfet du Morbihan va quitter le département pour devenir directeur général des services de la métropole du Grand Paris. L’annonce a été faite la semaine dernière par Patrick Ollier, le président de la Métropole du Grand Paris devant 200 conseillers métropolitains. La Métropole du Grand Paris va regrouper Paris, les 123 communes de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) et 7 communes de la grande couronne (Essonne et Val d’Oise),soit près de 7,15 millions d’habitants.


- 2016-03-20

Le Journal du Grand Paris : "MIPIM 2016"

Lors de l’inauguration de l’espace Grand Paris* du Mipim 2016 à Cannes, Emmanuel Macron, Patrick Ollier et Jérôme Chartier ont célébré ensemble l’union sacrée des politiques, des aménageurs, de l’Etat et des collectivités pour « vendre » les 14 « Hubs du Grand Paris ».

« L’Etat investira 100 millions d’euros dans le cadre de ces hubs du Grand Paris », a souligné le ministre de l’Economie (…) (qui) a salué les talents de Patrick Ollier, qui a réussi, en quelques semaines, à faire travailler ensemble des gens qui ne le souhaitaient pas », faisant allusion à la gouvernance partagée et plurielle mise en place à la tête de la métropole du Grand Paris. Le ministre de l’Economie a souligné les enjeux colossaux représentés par l’aménagement de l’Ile-de- France, « coeur vibrant de l’économie française ». « Il faut assumer cette polarité », a déclaré Emmanuel Macron.


- 2016-03-16

Le Moniteur : "Hubs du Grand Paris : 14 sites concernés pour une consultation internationale"

Au lendemain de l’annonce par le Premier ministre, Manuel Valls, et Patrick Ollier, président de la Métropole du Grand Paris (MGP) du lancement d’un concours international pour penser l’aménagement des futures quartiers de gares du Grand Paris Express, le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, a présenté au Mipim les 14 sites qui pourront être concernés par la consultation sur les Hubs du Grand Paris.

Plus encore qu’un réseau de transport, le Grand Paris Express a été pensé pour être l’ossature du futur développement de la région Capitale, à même d’offrir aux habitants, aux collectivités, et aux acteurs économiques, un gisement d’innovations inédit.

Autour des 68 gares du Grand Paris Express, doivent donc se développer des projets d’aménagement offrant de forts potentiels pour l’émergence de quartiers renouvelés et un effort massif de construction de logements. Si certains quartiers font déjà l’objet de projets urbains d’envergure, d’autres restent encore à aménager et donc à imaginer.

C’est pourquoi, le Premier ministre, Manuel Valls, et Patrick Ollier, président de la Métropole du Grand Paris (MGP) ont lancé le 14 mars, un concours international pour penser l’aménagement des futures quartiers de gares du Grand Paris Express : « Les HUBS du Grand Paris ». Les lauréats de ce concours se verront céder des terrains ou des droits à construire pour réaliser leurs projets, appelés à devenir des démonstrateurs de la ville intelligente et durable du XXIe siècle.

Deux catégories de sites sont concernés : les Hubs internationaux et les Territoires innovants de la Métropole.

Les Territoires innovants de la Métropole, eux, sont des quartiers de gare insérés dans la ville existante. Leur vocation de quartiers d’habitation, mixtes, innovants et animés sera à privilégier. Ils font partie des quartiers de gare décrits dans l’Observatoire des quartiers de gares, réalisé à la demande des maires des communes desservies par le réseau (…) Dans un premier temps, les maires et les présidents des territoires concernés pourront faire des propositions de sites à un comité d’organisation qui sera créé dès le printemps 2016. Ce comité, présidé par Patrick Ollier, rassemblera des représentants des territoires et des aménageurs. Le concours sera ensuite lancé à l’automne (…)


- 2016-03-01

Les Echos : "L’élection des présidents de métropole fait débat"

Patrick Ollier, maire Les Républicains de Rueil-Malmaison, a été élu président du conseil Anne Hidalgo a mis les pieds dans le plat, se prononçant en faveur d’une gouvernance partagée. communautaire, en conformité avec la domination de la droite aux dernières municipales de 2014…« Les maires se sont bien entendus avec la répartition alternative des postes de vice- président et des présidences de commission entre chaque bord. Cela permet aussi de conserver à la Ville de Paris toute la place qu’elle mérite », constate- elle.


- 2016-02-24

La Tribune : "Grand Paris : la métropole sera modifiée après 2017"

Il n’y a pas d’opposition de principe à une modification des lois sur le Grand Paris après 2017.

Les élections présidentielles approchant, il est trop tard pour corriger les imperfections de la nouvelle métropole du Grand Paris. Mais un consensus se dégage pour effectuer des aménagements administratifs après 2017.

Créée le 1er janvier 2016, la métropole du Grand Paris telle qu’elle est structurée aujourd’hui ne satisfait personne. Qualifiée d’usine à gaz par certains ou de nouvelle strate administrative inutile par d’autres, elle devrait, de manière inéluctable, voir les textes de loi la concernant revisités à terme. « Une fois les élections présidentielles et législatives de 2017 passées, je pense qu’il faudra penser à modifier la loi », reconnaissait récemment Patrick Ollier, le président de la métropole du Grand Paris, élu le 22 janvier dernier. Car que ce soit au niveau métropolitain ou au niveau régional, à droite comme à gauche, la métropole du Grand Paris (MGP) première version, qui doit monter en puissance en 2016, fait la quasi-unanimité contre elle. Une aberration administrative ?

Au conseil régional d’Île-de-France par exemple, Valérie Pécresse avait déclaré, dès le 18 décembre dernier lors de son intronisation en tant que présidente de région, qu’il était encore temps « d’abandonner » ce projet de métropole. Chargé du Grand Paris à la région, l’UDI Didier Bariani enfonce le clou : « La métropole est inutile et coûteuse, c’est une aberration administrative », tranche-t-il. Elle fait de l’Île-de-France « le champion du monde de la complexité administrative, avec cinq niveaux de collectivités : les communes, les établissements publics territoriaux (EPT), les départements, la région et donc la métropole », regrette-t-il ; avant d’ajouter que « la MGP nous semble être une usine à gaz dont on ne voit pas par quel miracle elle ne sera pas génératrice de coûts supplémentaires liés notamment à sa gestion quotidienne ». L’executif n’est pas contre une modification

L’ancien maire du 20e arrondissement parisien demande aussi « une action législative après 2017 » afin de modifier les lois Maptam et NOTRe qui structurent la métropole. Bref, du côté de l’opposition, on s’entend aujourd’hui sur une action législative concrète. Et même au niveau de la majorité en place, la tendance semble être à une modification des articles des lois concernant la métropole capitale. « Manuel Valls n’émet pas d’opposition de principe à une modification des statuts de la métropole pour qu’elle s’imbrique mieux avec la région », note un conseiller régional bien informé. « Il n’est pas opposé à un changement de l’architecture de la métropole », ajoute-t-il. Quoi qu’il en soit, celui-ci n’interviendra qu’après 2017, la MGP ne faisant pas partie des dossiers prioritaires de cette dernière année de mandat. Une métropole qui se substitue aux maires ?

Concrètement, il est d’abord reproché à la métropole du Grand Paris première version son caractère trop centralisé. « Nous avions pensé depuis plusieurs années une métropole dont les initiatives émaneraient de la base, c’est-à-dire des maires, et remonteraient vers le haut. Finalement, c’est l’inverse qui a été acté. Or la métropole n’est pas faite pour se substituer aux maires ! », juge Patrick Ollier. Par exemple, à partir de 2020, ce sera la métropole qui centralisera progressivement la fiscalité des entreprises. Or « nous avions pour notre part proposé de pérenniser les EPT en tant qu’intercommunalité, et de les alimenter par une fiscalité directe », regrette Patrick Ollier, qui n’a pas été complètement entendu par le gouvernement et les parlementaires au moment du vote des deux lois. Un problème de périmètre

Un autre aspect de la métropole pose problème : son périmètre. Elle ne comprend que les communes des départements de la petite couronne (92,93,94 et une demi-douzaine du 91 et 95), excluant notamment le pôle technologique de Saclay ou l’aéroport de Roissy. Par ailleurs, plusieurs communes des départements du Val d’Oise, de Seine-et Marne, de l’Essonne et des Yvelines peuvent se sentir délaissées. D’aucuns pensent ainsi que le périmètre est à revoir.

Il y a aussi un problème concernant les compétences en matière de développement économique de la métropole, qui se juxtaposent avec celles de la région. Certes, du côté du bureau métropolitain, on assure que la politique de la métropole s’intégrera sans problème dans la politique économique de la région. Mais les inquiétudes ne sont pas pour autant dissipées au niveau du conseil régional. « On ne va pas s’amuser à couper en deux le développement économique en Île-de-France, alors même que nous avons, à la région, les compétences pour le faire ! », explique Didier Bariani. « Il est important de signifier clairement aux investisseurs potentiels qui est leur référent s’ils souhaitent être soutenus pour s’implanter dans la région », ajoute-t-il. Supprimer les interférences avec la région

Didier Bariani note aussi une contradiction dans le discours de l’exécutif qui a, pour justifier la fusion des régions, argué la nécessité de les rendre plus compétitives. Elles seront « la seule collectivité compétente pour soutenir les entreprises », avait bien spécifié le chef de l’État lors d’un discours en mars 2014. Des propos qui ne s’appliquent donc visiblement pas à l’Île-de-France, regrette Didier Bariani. Clairement, « si l’on garde la métropole, elle devra tout mettre en oeuvre en harmonie avec la région. Elle ne pourra pas être interférente », demande le conseiller régional UDI. Réponse après 2017.


- 2016-02-29

Le Parisien : "HAUTS-DE-SEINE RESERVESPARLEMENTAIRES A qui vos députés donnentils leurs milliers d’euros ?"

Quel usage font les treize députés des Hauts-de-Seine de leur réserve parlementaire ? Les données ont été publiées hier par l’Assemblée nationale, comme depuis trois ans, pour davantage de transparence. La plupart des élus disposent de 130 000 €, qu’ils choisissent d’attribuer comme ils l’entendent. ….Patrick Ollier (LR), offre 30 000 € à Garches, autant à Saint- Cloud, et 50 000 € à sa ville de Rueil pour des travaux d’intérêt général.


- 2016-02-16

La Tribune : "TERRITOIRES : POURQUOI LE GRAND PARIS NE DOIT PAS SE FOCALISER SUR LE GRAND LONDRES"

Les investisseurs attendent de l’agglomération parisienne qu’elle soit aussi attractive que la capitale britannique. Mais est-ce possible ? Car les caractéristiques des deux métropoles sont bien différentes (…). L’ÎLE-DE-FRANCE A SES PROPRES ATOUTS L’Île-de-France n’a donc pas forcément intérêt à copier le Grand Londres. Ce serait du reste impossible, car comme nous l’expliquait le président de la métropole du Grand Paris Patrick Ollier (LR) : « la structure du territoire, la population, les règles d’aménagement ou les procédures d’urbanisme n’ont strictement rien à voir entre Paris et Londres (…) », et d’ajouter que « si les investisseurs veulent un Grand Londres, qu’ils aillent à Londres ! (…) La métropole du Grand Paris veut de son côté initier sa propre dynamique et enclencher un cercle vertueux ». Il n’est donc pas nécessaire d’attendre d’hypothétiques réformes du marché du travail - qui plus est aux effets incertains - pour que la métropole se développe. Une étude publiée en 2015 de Paris Îlede- France Capitale économique et KPMG indiquait d’ailleurs que Paris se classe à la troisième place des métropoles mondiales pour l’implantation d’investissements internationaux, soit quatre places de mieux qu’un an plus tôt, certes toujours derrière Londres. Ce qui veut dire que l’agglomération francilienne s’appuie déjà sur de multiples atouts.


- 2016-02-15

Le Parisien : "Anne Hidalgo fan du Grand Paris et de Patrick Ollier"

Ce lundi, pour le premier jour du Conseil de Paris, Anne Hidalgo n’a pas tari d’éloges sur la Métropole du Grand Paris (MGP) présidée par Patrick Ollier, député maire LR de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). « Aujourd’hui, il faut voir plus grand. Avec la Métropole nous avons 7 millions d’habitants. Cela nous place au même rang que les villes-monde. C’est ainsi que nous pourrons rivaliser », explique avec passion la maire PS de la capitale. Anne Hidalgo a également loué le travail en concertation et bonne entente réalisé avec le président LR de la MGP. « Patrick Ollier a été très habile et très courageux dans la construction du Grand Paris », a expliqué l’élue qui est aussi première vice-présidente de la MGP.


- 2016-02-11

La Tribune : "Grand Paris : "Ce n’est pas la métropole que nous voulions" (P. Ollier)"

Patrick Ollier, président de la métropole du Grand Paris, souhaite que la métropole capitale initie sa propre dynamique et enclenche un cercle économique vertueux. Patrick Ollier, président de la métropole du Grand Paris, souhaite que la métropole capitale initie sa propre dynamique et enclenche un cercle économique vertueux. (Crédits : © Gonzalo Fuentes / Reuters) Patrick Ollier (parti "Les Républicains"), premier président de la Métropole du Grand Paris, détaille pour La Tribune quelles vont être les priorités de cette "super intercommunalité" capitale dans les prochaines années. Il revient aussi sur ses relations avec la région et l’Etat.

La métropole du Grand Paris (MGP) est-elle mal née, en termes de compétences, de périmètre… ?

- Patrick Ollier. A peine créée, on s’interroge déjà sur les défauts de cette métropole et personne ne parle de ses qualités. Je voudrais quand même rappeler que nous partons de zéro. J’ai été élu à sa présidence le 22 janvier dernier et ce qui m’intéresse est de construire ce rassemblement de 131 communes, représentant 7 millions d’habitants et doté d’un budget de 3,7 milliards d’euros. Je peux vous assurer que cette métropole fonctionnera avant le 1er janvier 2017, quand elle deviendra compétente en matière d’aménagement du territoire et de logement. Je suis déterminé à conduire ma mission et à bâtir cette métropole qui n’est finalement qu’une intercommunalité, certes plus grosse que les autres.

Quelles sont les prochaines étapes dans la construction de la MGP ?

- Je travaille actuellement avec tous les groupes politiques pour que, lors du prochain conseil métropolitain du 18 février, nous puissions distribuer les délégations et mettre en place les processus de fonctionnement. Nous préparons aussi les commissions. Ainsi, les 209 membres du conseil seront équitablement répartis au sein de commissions dont les 8 premières seront mises en place à l’issue du conseil : finances, développement économique, projet métropolitain, économie circulaire, logement etc. Nous allons aussi rédiger avec les groupes le règlement intérieur. Je tiens également à respecter scrupuleusement l’équilibre politique. Ainsi, par exemple, quand une délégation est détenue par un élu de gauche, la commission sera présidée par un élu de droite. En même temps, nous préparons le budget et nous cherchons des locaux… Bref, nous sommes au travail ! J’ajoute que le 18 février prochain nous allons aussi établir un calendrier de mise en œuvre des compétences jusqu’à la fin de l’année. Le document d’orientation budgétaire sera présenté en avril ainsi que le tableau des effectifs et le budget, quant à lui, sera voté en mars.

Donc vous contestez l’expression « coquille vide » utilisée par certains pour qualifier ce qu’est actuellement la MGP ?

- Oui totalement. La MGP, c’est une intercommunalité, une assemblée de maires, un Etablissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre. Ceux qui n’ont jamais travaillé en intercommunalité ne savent pas comment cela se passe. S’il n’y pas de consensus entre les maires, l’intercommunalité n’avancera pas. Par exemple, un de nos projets, c’est le développement économique et l’aménagement du territoire, via la création ou le renforcement de zones d’activité. Nous allons également instituer un fonds d’investissement qui fonctionnera avec la montée en puissance de la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises].

Oui mais, en matière de développement économique, la Région est également compétente, surtout depuis la loi NOTre qui lui donne une compétence dans ce domaine ?

- Il est exact que le développement économique est la seule compétence de la MGP qui soit partagée avec la région. Et alors ? Il ne vous a pas échappé que Valérie Pécresse et moi-même faisons partie de la même famille politique. Pourquoi voulez-vous qu’il y ait des problèmes entre nous ? (…) On aura besoin de la région pour aider cette nouvelle intercommunalité. Et, bien entendu, le programme économique de la métropole s’intégrera dans le programme économique de la région, comme doit le faire toute intercommunalité, car par avance, je sais que le programme de la Région sera parfaitement compatible avec nos contributions !

La future fusion des départements des Yvelines (78) et des Hauts-de-Seine (92) est présentée par les élus de ces départements comme une alternative à l’émergence de la métropole du Grand Paris, que cela vous inspire-t-il ?

- La fusion du 78 et du 92 ne concerne pas la métropole. En fait, je ne vois pas de relation de cause à effet entre le fonctionnement d’une intercommunalité et le fonctionnement d’un département. Les communes des Hauts-de-Seine pourront très bien être dans la métropole, même si les deux départements fusionnent. Les compétences ne s’entrechoquent pas. Car c’est bien le bloc communal qui a l’initiative des projets, et qui ensuite sollicite des soutiens auprès de la région et des départements. Nous sommes donc complémentaires et certainement pas en opposition.

Par ailleurs, j’ai pour ambition de créer un comité des territoires pour associer à nos travaux les présidents des conseils départementaux appartenant au périmètre de la MGP, ainsi que la Région.

Vous dites qu’il n’y a pas de problème avec les départements mais en revanche, n’y a-t-il pas un problème de répartition des compétences avec l’Etat notamment via la société publique Grand Paris Aménagement ?

- Il est exact qu’il y a un problème de superposition et un risque de conflit potentiel entre « l’État aménageur », parfois tenté d’implanter des opérations d’intérêt national (OIN) sur le territoire, et la métropole. Mais la MGP a une dimension suffisante pour être un interlocuteur fort, avec notamment ses 131 maires. Nous avons nettement plus de poids qu’un EPCI classique pour résister. Il faudra que tout le monde se respecte et que l’on bâtisse un partenariat intelligent. Sinon, nous résisterons !

La métropole telle qu’elle est structurée par la loi NOTRe vous convient-elle ?

Non, la métropole telle qu’elle ressort de la loi NOTRe n’est pas celle que nous voulions avec mes collègues membres du groupe de travail du syndicat mixte Paris métropole. Nous avions pensé depuis plusieurs années une métropole dont les initiatives émaneraient de la base c’est-à-dire des maires, et remonteraient vers le haut. Finalement c’est l’inverse qui a été acté. Tout part du sommet. Or la métropole n’est pas faite pour se substituer aux maires. Malheureusement le gouvernement a refusé de prendre en compte nos propositions. Nous voulions que la métropole soit une intercommunalité d’intercommunalités, que le couple commune-intercommunalités soit l’élément fondateur de la métropole. Cela n’a été accepté qu’avec l’échéance 2020 puis ensuite, la Métropole deviendra une entité centralisée !

Concrètement, qu’est-ce qui vous semble le plus incohérent dans la construction de la métropole ?

- D’une part son périmètre, elle ne comprend par exemple pas les aéroports. Et d’autre part, en matière de finances locales, on a créé 11 établissements publics territoriaux (EPT) - un objet juridique non identifié dans la loi Maptam- et Paris, qui récupèrent une partie des ressources des communes - la cotisation foncière des entreprises (CFE)- jusqu’en 2020, avant que la métropole du Grand Paris centralise tout. Nous avions pour notre part proposé de pérenniser les EPT en tant qu’intercommunalité, et de les alimenter par une fiscalité directe, la cotisation foncière des entreprises. Du reste, une fois les élections de 2017 passée, je pense qu’il faudra penser à modifier la loi sur ces deux sujets.

- Mais le but de la métropole n’était-il pas de faire remonter la fiscalité au niveau métropolitain afin par exemple qu’une entreprise située à Aulnay-Sous-Bois paie in fine le même montant de CFE qu’à Neuilly-sur-Seine ?

- Vous savez, les maires sont assez lucides pour prévoir ensemble la mise en place d’un plan de convergence des taux de CFE dans l’aire métropolitaine. On le fera, cela ne posera pas de problème. Et si je ne suis pas certain que le taux de CFE soit l’élément déterminant pour l’implantation d’une entreprise sur un territoire, il faut tout de même faire ce travail, qui relève aussi de la psychologie. Les territoires de la métropole souffrent en effet d’un certain nombre de clichés gravés dans le marbre. Par exemple, qui sait que la Seine-Saint-Denis a un budget supérieur à celui des Hauts-de-Seine aujourd’hui (2,3 milliards d’euros contre 2,1 milliards d’euros ndlr) ? On est sans cesse en train d’opposer l’est à l’ouest de Paris. Et cela s’inscrit même dans les réflexions des élus lorsqu’ils font campagne. C’est pourquoi je pense que pour lutter contre ce phénomène, nous devons trouver les moyens de gommer tout ce qui peut créer des divergences entre les territoires.

Certaines entreprises craignent tout de même que la métropole crée de nouvelles taxes…

- Que les entreprises ne s’inquiètent pas de quelque chose qui n’existe pas. Elles n’ont strictement rien à craindre. La Métropole n’est pas faite pour lever l’impôt ! Et si notre majorité l’emporte aux prochaines élections présidentielles, ce sera toujours le cas. Les chefs d’entreprises doivent faire confiance à la coordination efficace au niveau métropolitain des 131 maires du Grand Paris. Nous voulons réellement donner aux entreprises un message positif. Je pense qu’avant de craindre un nouvel impôt qui n’existe pas, il faut qu’elles se concentrent sur la création de richesses et d’emplois, car elles sont motrices en la matière. En outre, sachez que j’entretiens de très bonnes relations avec les chefs d’entreprise et que j’ai trop de respect pour eux pour les cantonner au rôle de figurants dans la construction de la métropole.

Dans le monde des affaires, on milite souvent pour faire du Grand Paris un Grand Londres, qui a eu, dit-on, beaucoup du succès auprès de investisseurs.

- Si les investisseurs veulent un Grand Londres, qu’ils aillent à Londres ! En ce qui nous concerne, nous sommes déterminés à faire réussir la Métropole du Grand Paris. On ne peut pas reproduire un copier-coller du Grand Londres en Île-de-France car les institutions des deux pays sont complètement différentes. De même, la structure du territoire, la population, les règles d’aménagement ou les procédures d’urbanisme n’ont strictement rien à voir entre Paris et Londres. La métropole du Grand Paris veut initier sa propre dynamique et enclencher un cercle vertueux. Elle fera en sorte d’être lisible sur le plan national et international, ce qui permettra aux entreprises de s’y retrouver et d’entrer dans notre dynamique. D’ailleurs, ce n’est pas anodin si Anne Hidalgo a été chargée des relations internationales. Comment faire la métropole du Grand Paris si l’on ne s’appuie pas sur la ville capitale et son attractivité ? Vous l’aurez compris, nous voulons réussir la Métropole du Grand Paris.


- 2016-01-29

Libération : " Patrick Ollier, président du Grand Paris : « Ce sont trois milliards d’euros que je vais répartir »

Ce vendredi, le premier bureau de la métropole du Grand Paris (MGP) s’est réuni. Et pas pour choisir la déco des locaux (qu’elle n’a pas). Sa première décision a porté sur les « attributions de compensation provisoire », soit les trois milliards de fiscalité des entreprises que la loi a confiés à la métropole, à charge pour elle de les faire redescendre vers les 131 communes sans léser personne. C’est la loi. « Je vais les répartir », explique Patrick Ollier, qui précise : « Cela va nous permettre de montrer la neutralité financière » de l’institution. Les inquiets qui pensaient avoir à y perdre devraient être rassurés. Seule la progression de cette recette viendra à l’avenir nourrir la cagnotte de la métropole. Pour ce premier exercice, c’est neutre. Mais le fait que les maires voient leurs sous partir vers le haut, avant de redescendre dans leurs caisses, ne l’est pas.

Ce n’est pas le seul symbole que le président pose pour ce début. « Il n’y aura pas d’indemnités pour les élus métropolitains tant que les instances et le fonctionnement n’auront pas été fixés, affirme-t-il. Il est possible d’en verser dès le 18 février mais nous déciderons ça quand la MGP sera effective. » En brut : 5 200 euros pour le président, 2 600 pour les vice-présidents et 1 000 pour les conseillers.

Autre décision de démarrage, le contenu des délégations : finances, projet métropolitain, développement économique, développement durable et environnement, habitat et logement, réseaux énergétiques, aménagement numérique, économie circulaire. Gilles Carrez s’occupera des finances, Anne Hidalgo de l’international et des grands événements et André Santini du développement économique. Le reste doit être réparti d’ici lundi.


- 2016-01-13

Le Monde : "Métropole du Grand Paris : Patrick Ollier bien placé pour prendre la présidence"

Maire de Rueil-Malmaison, M. Ollier l’a emporté par 51 voix contre 37 pour, M. Carrez, maire du Perreux, sur 88 votants parmi 97 conseillers métropolitains et divers droite appelés à les départager.

M. Ollier avait le soutien officiel de Nicolas Sarkozy qui, mardi, n’a toutefois pas pris parti devant les participants à la primaire, réunis au siège de LR, rue de Vaugirard. Initialement, le président de LR pensait faire l’économie de ce duel mais M. Carrez a maintenu sa candidature avec notamment les encouragements de Nathalie Kosciusko-Morizet, patronne de la droite parisienne. « Ollier obtient un score confortable mais pas humiliant pour Carrez », se félicite Eric Berdoati, maire (LR) de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), proche de M. Sarkozy. Réflexe légitimiste

M. Ollier a bénéficié d’un réflexe légitimiste de la plupart des maires de droite qui composent la métropole. Mais il n’aurait pu l’emporter avec autant d’écart sans les voix d’une bonne partie des 19 conseillers (LR) métropolitains de Paris.

Pour obtenir le suffrage des Parisiens, une condition était à remplir : avant le vote, les deux prétendants ont pris l’engagement d’accorder dans le futur exécutif de la métropole au moins deux vice-présidences à l’opposition parisienne. Une promesse qu’ils ont faite également par écrit dans un courrier aux élus.

Si M. Carrez s’était depuis longtemps engagé, M. Ollier, en revanche, n’avait jamais été aussi explicite sur ce point. C’est « un engagement pris devant Nicolas Sarkozy » a-t-il précisé dans son courrier aux élus. Mme Kosciusko-Morizet y voit plutôt une victoire personnelle. En soutenant M. Carrez, elle a conduit M. Ollier à prendre position. « Il est normal que l’opposition parisienne ait voix au chapitre dans l’exécutif de la métropole pour faire entendre les intérêts des habitants de la métropole face à certaines politiques de la maire de Paris », fait valoir l’entourage de la chef de file de la droite de la capitale.

S’engager sur ce point était une question épineuse pour M.Ollier car il constituait jusqu’ici un casus belli avec Anne Hidalgo et les socialistes de la métropole avec lesquels il s’était préparé à piloter la métropole « dans un esprit, dit-il, de gouvernance partagée droite-gauche ». Avant Noël, l’ancien ministre des relations avec le Parlement du gouvernement de François Fillon envisageait déjà de proposer à Mme Hidalgo le poste de première vice-présidente.

Or, la maire de Paris s’est jusqu’ici montrée hostile à la présence de la droite parisienne dans la gouvernance au motif que la MGP est un rassemblement d’exécutifs municipaux.


- 2016-01-13

Le Figaro : "Le député maire de Rueil-Malmaison a remporté la primaire organisée mardi au siège du parti. Il sera le candidat des Républicains à l’élection à la présidence de la nouvelle collectivité, qui aura lieu le 22 janvier."

Les votants se sont sentis concernés. 88 électeurs sur les 93 conseillers métropolitains LR de la Métropole du Grand Paris ont participé à la primaire organisée, mardi, au siège des Républicains à Paris. Patrick Ollier, le député maire de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), a obtenu 51 voix contre 37 pour son rival, Gilles Carrez, député maire du Perreux (Val-de-Marne). À peine élu, le vainqueur, ancien ministre des Relations avec le Parlement, a salué « l’esprit de transparence » et de « loyauté totale » de la primaire. « Gilles Carrez était mon ami et il le reste. Je lui ai demandé de travailler avec moi dans la construction de la Métropole. Il en est d’accord », a confié Patrick Ollier au Figaro.

L’ancien président de l’Assemblée nationale a également promis de bâtir le projet métropolitain avec « diplomatie » et « autorité », deux qualités qu’il juge indispensables pour pouvoir construire une « gouvernance plurielle ». Il s’est engagé, avec « confiance », à ce que nul ne se sente délaissé dans la future intercommunalité qui devra trouver sa place à côté de la région Île-de-France et des départements « sans vouloir être concurrente de personne ».

La Métropole du Grand Paris regroupe plus de 7 millions d’habitants, 131 communes, dont Paris, 123 communes des départements de la petite couronne, une commune du Val-d’Oise (Argenteuil) et six de l’Essonne, qui seront rassemblées en 12 territoires remplaçant les agglomérations déjà existantes.

Cette primaire à droite s’est finalement résumée à un duel entre deux députés, Patrick Ollier et Gilles Carrez. La décision d’organiser cette primaire ayant été prise le 8 janvier, nombre de votes étaient attendus par procuration. Les conseillers métropolitains LR représentent 44,5 % des 209 élus de la Métropole.

Au final, la droite étant majoritaire, Patrick Ollier devrait prendre logiquement la présidence de la MGP le 22 janvier, date de l’élection de son président. Deux centristes, élus des Hauts-de-Seine, sont également annoncés dans la course, Philippe Laurent, le maire UDI de Sceaux, et André Santini, le député maire d’Issy-les-Moulineaux soutenu par le groupe métropolitain UDI-MoDem comptant 25 sièges (12 %).


- 2016-01-13

Les Echos : "Le maire de Rueil- Malmaison a battu Gilles Carrez par 51 voix contre 37."

Les Républicains ont choisi la voie du consensus en désignant mardi soir, lors d’un scrutin à bulletins secrets, Patrick Ollier pour porter leurs couleurs, le 22 janvier, lors de l’élection du premier président de la Métropole du Grand Paris. A soixante-douze ans, le député des Hauts-de-Seine et maire de Rueil-Malmaison a pour lui une très bonne connaissance des mécanismes complexes de la Métropole du Grand Paris. Habitué des missions délicates, il est aussi reconnu pour sa véritable capacité à concilier les points de vue.

Les conseillers métropolitains Les Républicains l’ont donc préféré, par 51 voix contre 37, à Gilles Carrez, dont les qualités de technicien étaient aussi jugées favorablement. Ce dernier ne manquait pas non plus de soutiens parmi les 209 élus métropolitains de tout bord, qui jugeaient que l’élection du député du Val de Marne et maire du Perreux-sur-Marne aurait pu être le signal fort d’une volonté d’équilibrer la Métropole à l’est.

Mais c’est donc à Patrick Ollier qu’il reviendra, la semaine prochaine, de défendre les couleurs de la droite pour la présidence de la Métropole. Il a de grandes chances de l’emporter, mais les délégations attribuées aux 21 membres de l’exécutif seront déterminantes. Faire appel à la maire de Paris, Anne Hidalgo, pour occuper une vice-présidence à l’attractivité ou au développement, pourrait, par exemple, lever les doutes de ceux qui jugent que la Métropole a besoin d’un représentant particulièrement charismatique dans l’environnement concurrentiel des grandes villes mondiale.


- 2016-01-13

Le Point : "Grand Paris : Patrick Ollier bat Gilles Carrez lors de la primaire LR"

Les 93 conseillers métropolitains Les Républicains ont choisi Patrick Ollier comme candidat à la présidence du Grand Paris, plutôt que Gilles Carrez.

C’est donc en famille que Les Républicains ont désigné leur candidat à la présidence de la Métropole du Grand Paris (MPG). Patrick Ollier remporte cette primaire LR avec 51 voix devant son challenger, Gilles Carrez, 37 voix (5 voix ne se prononcent pas). Ce dernier, soutenu par Nathalie Kosciusko-Morizet, n’avait pas souhaité se désister, contraignant Nicolas Sarkozy a organisé cette primaire ce mardi 12 janvier, au siège du parti, rue de Vaugirard.

La nouvelle instance créée dans l’indifférence générale le 1er janvier 2016 et critiquée pour ses compétences limitées doit élire son président le 22 janvier. Une élection considérée comme à coup sûr acquise à la droite majoritaire depuis 2014 dans les 130 communes du Val-de-Marne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val-d’Oise et de l’Essonne qui composent la MGP.

Les Républicains n’avaient pas réussi jusqu’ici à se mettre d’accord sur une candidature unique. Après le désistement de Nathalie Kosciusko-Morizet le 14 décembre, Patrick Ollier, fort du soutien de Nicolas Sarkozy, pensait avoir les coudées franches pour porter seul les couleurs de son parti. Mais c’était sans compter sur l’obstination de Gilles Carrez. Le député-maire du Perreux-sur-Marne (94), également président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, l’a très bien fait comprendre à Nicolas Sarkozy au cours d’une réunion organisée le 8 janvier avec Patrick Ollier, Nathalie Kosciusko-Morizet et Valérie Pécresse. « Sarko voulait qu’il se désiste. Mais Carrez a refusé », confirme une source LR au Point.fr. C’est au cours de cette réunion que fut décidé le sort du vaincu : Gilles Carrez héritera de la première vice-présidence du Grand Paris, en guise de lot de consolation.

Du reste, dans une lettre envoyée aux conseillers métropolitains LR lundi 11 janvier, Patrick Ollier s’était engagé, s’il est désigné comme candidat, à ce que « l’opposition parisienne puisse avoir deux, voire trois vice-présidences dans la gouvernance de la MGP ». Une concession essentielle aux yeux de NKM et des élus LR de Paris que Patrick Ollier s’était pourtant refusé de faire jusqu’à présent, contrairement à son adversaire. Et pour cause, Anne Hidalgo considère cette perspective comme une provocation de son opposition municipale. Vendredi 8 janvier, au cours d’une réunion entre élus de droite et de gauche, Brunon Julliard, le premier adjoint de la maire de Paris, avait indiqué que les socialistes refuseraient de participer à l’exécutif de la MGP si la droite parisienne y siégeait.


- 2016-01-11

La Croix : Patrick Ollier et Gilles Carrez se disputent la présidence du Grand Paris

C’est le 22 janvier que les conseillers métropolitains doivent élire le président du Grand Paris, mais c’est demain que l’on connaîtra le nom de celui qui, en toute logique, sera porté à la tête de la Métropole. Une primaire organisée par Les Républicains mardi 12 janvier doit en effet départager les deux candidats de droite en lice pour le poste  : Gilles Carrez et Patrick Ollier.

Avec 93 sièges sur les 209 que compte le Grand Paris, le candidat des Républicains sera ensuite en principe assuré de l’emporter. Sauf si la gauche, cas très improbable, décidait de soutenir l’un des candidats centristes, notamment le maire UDI de Sceaux, Philippe Laurent, qui présente sa candidature en « indépendant ». Nicolas Sarkozy a imposé une primaire

Début décembre, Nicolas Sarkozy avait souhaité que les candidats de sa formation parviennent à se mettre d’accord entre eux pour désigner le futur président de la Métropole. Mais après le retrait de Nathalie Kosciusko-Morizet de la course à la présidence, les deux principaux prétendants, Gilles Carrez et Patrick Ollier, ne sont pas parvenus à s’entendre.

Vendredi 8 janvier, Nicolas Sarkozy a donc tranché en faveur d’une primaire à laquelle participeront les élus Républicains qui siègent à la Métropole. Les atouts des deux candidats

Sur le papier, c’est le maire de Rueil-Malmaison qui semble favori. Impliqué depuis longtemps dans la construction de la Métropole, Patrick Ollier est également l’artisan d’un « pacte » conclu avec la maire de Paris, Anne Hidalgo, pour déterminer les contours de la gouvernance de la future Métropole. L’ancien président de l’Assemblée nationale dispose en outre du soutien de Nicolas Sarkozy.

Gilles Carrez, qui n’a déclaré son intérêt pour ce poste qu’au mois d’octobre, n’a jamais été partisan du Grand Paris, qu’il a combattu au moment du débat parlementaire. Sa candidature a pour objectif de « protéger les finances et les identités communales ». Maire d’une commune de l’Est de la capitale, il pourrait rallier les voix des élus du Val-de-Marne et de la Seine-Saint-Denis contre ceux de la riche banlieue.


- 2016-01-11

Le Parisien : " Les Républicains départagent leurs candidats pour la tête de la MGP ce mardi"

Les conseillers métropolitains Les Républicains ont rendez-vous ce mardi à 17 heures au siège parisien du parti pour une petite primaire organisée sur le pouce. Il s’agira de décider qui de Gilles Carrez, député-maire du Perreux (Val-de-Marne) ou Patrick Ollier, député-maire de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) sera le candidat officiel LR pour la présidence de la Métropole du Grand Paris (MGP) dont la désignation aura lieu le 22 janvier prochain. Une présidence acquise à la droite majoritaire. Sur les 209 conseillers, 93 ont l’étiquette LR. Le groupe UDI-MoDem (25 sièges) présentera de son côté la candidature d’André Santini, député-maire d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux (Hauts-de-Seine), se présente également et demande un débat public entre tous les candidats.


- 2016-01-11

Le Point : "Présidence de la Métropole du Grand Paris : Une primaire chez Les Républicains"

Une primaire chez Les Républicains opposera mardi pour la présidence de la Métropole du Grand Paris (MGP) deux candidats, Patrick Ollier, député-maire de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), et Gilles Carrez, député-maire LR du Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne), a annoncé lundi le parti.

La primaire, qui doit ainsi déterminer le candidat LR à la présidence de cette nouvelle collectivité, aura lieu à 17h00, a précisé le parti lors de son point de presse hebdomadaire.

L’élection du président de la MGP aura lieu le 22 janvier.

Cette présidence est considérée comme à coup sûr acquise à la droite, majoritaire dans ce conseil métropolitain de 209 conseillers.

Avec 93 sièges (44,5%), le groupe LR y est par ailleurs le plus fort.

Le groupe UDI-MoDem (25 sièges, 12%) présentera de son côté la candidature du député-maire d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) André Santini.

Le maire UDI de Sceaux (Hauts-de-Seine), Philippe Laurent, a pour sa part fait acte de candidature en cavalier seul. Dans un communiqué, il a proposé lundi que "tous les candidats déclarés à la présidence de la métropole se retrouvent à l’occasion d’un débat public pour échanger sur les idées clés pour réussir la Métropole : Quels projets ? Quelle ambition ? Quelle place pour les habitants ?".

La MGP regroupe 131 communes et plus de 7 millions d’habitants : Paris, les 123 communes des départements de la petite couronne, une commune du Val-d’Oise (Argenteuil) et six de l’Essonne, qui seront rassemblées en 12 territoires remplaçant les agglomérations déjà existantes.


- 2016-01-11

Le Monde : "Métropole du Grand Paris : Sarkozy peine à imposer son scénario pour la présidence"

La droite a toute chance de prendre la présidence de la Métropole du Grand Paris (MGP) lors de l’élection de son exécutif le 22 janvier. Mais rien ne se passe comme l’avait prévu Nicolas Sarkozy. La bataille interne au parti Les Républicains et le bras de fer entre Nathalie Kosciusko-Morizet et Anne Hidalgo menacent le scénario du patron de LR. Depuis que NKM a renoncé à se présenter, le 14 décembre, M.Sarkozy considérait qu’il suffirait qu’il soutienne Patrick Ollier, député des Hauts-de-Seine pour qu’il soit unique candidat. Le président des Républicains se faisait fort de dissuader Gilles Carrez, député du Val-de-Marne de concourir. Mais « il n’a pas réussi à débrancher Carrez », résume une source LR.

M.Sarkozy a réuni, vendredi 8 janvier les deux prétendants, en présence de NKM, chef de file de la droite parisienne et de Valérie Pécresse, nouvelle patronne de l’Ile-de-France. M.Carrez, président de la commission des finances de l’Assemblée nationale a choisi de ne pas s’incliner. Le maire de Rueil-Malmaison et celui du Perreux vont donc s’affronter lors d’une primaire interne, mardi 12 janvier à laquelle participeront les quelque 90 conseillers métropolitains LR de la future mgp qui compte 209 élus.


- 2016-01-08

Le Parisien : " Présidence du Grand Paris : Les Républicains organisent une primaire"

Qui sera le candidat officiel pour Les Républicains à la présidence de la Métropole du Grand Paris (MGP), dont l’installation aura lieu le 22 janvier prochain ? Selon nos informations, le parti de Nicolas Sarkozy aurait décidé d’organiser une primaire pour choisir son candidat. Les deux prétendants seraient Gilles Carrez, le député-maire du Perreux (Val-de-Marne), et Patrick Ollier, le député-maire de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). La primaire devrait être organisée mardi 12 janvier, dans l’après-midi. Seraient amenés à voter les conseillers métropolitains LR, soit en grande majorité le maires des départements de petite couronne et conseillers de Paris.


- 2016-01-08

Le Journal du Grand Paris : "Grand Paris : des primaires LR organisées mardi 12 janvier"

Patrick Ollier et Gilles Carrez n’étant pas parvenus à un accord, et maintenant tous deux leurs candidatures à la présidence de la métropole du Grand Paris, des primaires auront lieu mardi 12 janvier 2016 à 17h pour les départager.

L’Est contre l’Ouest. Gilles Carrez contre Patrick Ollier. Tel devrait être, selon nos informations, le duel que départageront les conseillers LR de la métropole du Grand Paris mardi 12 janvier à 17h. Un temps imposées par le bureau politique du parti, puis suspendues dans l’éventualité d’un accord de désistement entre les différents candidats, ces primaires désigneront, selon toutes probabilités, le président de la métropole avant l’heure.


- 2016-01-06

"La Tribune : Grand Paris : l’est et l’ouest s’affrontent pour la présidence de la métropole"

La présidence de la métropole du Grand Paris va se jouer entre élus de la droite et du centre. Mais c’est en réalité les territoires de l’est et de l’ouest de la métropole qui vont s’affronter.

On y voit plus clair à un peu plus de deux semaines de l’élection du premier président de la métropole du Grand Paris, qui se tiendra le 22 janvier prochain. Il semble se dégager un duel entre les deux député-maires « LR » Patrick Ollier, élu à Reuil-Malmaison dans les Hauts-de-Seine à l’ouest de Paris, et Gilles Carrez, maire de Perreux-sur-Marne, dans le Val-de-Marne, à l’est de la capitale.

Des quatre candidats qui se sont plus ou moins directement déclarés, ils sont ceux qui ont les soutiens les plus importants : Nicolas Sarkozy pour le premier, et Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) pour le second. En cas de désistement de l’un ou de l’autre, deux candidats UDI sont en embuscade : le député-maire de la riche ville d’Issy-les-Moulineaux, André Santini, qui laisse pour l’instant son entourage parler pour lui, et le maire de Sceaux - au sud de Paris - Philippe Laurent, qui est pour sa part bien décidé à présider la métropole.


- 2016-01-03

Paris : "Les nouveautés et grands événements à venir en 2016 dans la capitale" :

Métropole du Grand Paris

Même si la nouvelle présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, en est une fervente opposante, la Métropole du Grand Paris (MGP) existe désormais officiellement depuis le 1er janvier 2016. Ce regroupement de départements composé de 131 communes, doit donner à la capitale une prestance mondiale. Une assemblée - « Conseil de la Métropole » - composée 209 élus dont un(e) président(e) piloteront cet échelon territorial doté d’un budget de 65 millions d’euros consacré dans un premier temps au développement économique.

Le président sera connu le 22 janvier mais une chose est certaine, il sera de droite. Plusieurs noms circulent : Patrick Ollier, député-maire de Rueil-Malmaison, Gilles Carrez, maire du Perreux-sur-Marne ou encore André Santini, maire d’Issy-les-Moulineaux.


- 2016-01-03

Télérama : "Cinq questions pour comprendre le Grand Paris"

A partir du 1er janvier, une assemblée de 209 élus vont piloter la métropole du Grand Paris. Quelles sont leurs compétences ? Quelles seront les conséquences pour les habitants ? Eléments de réponse.

Depuis le 1er janvier 2016, la métropole du Grand Paris réunit 7 millions d’habitants et 131 communes regroupées en 12 territoires et est officiellement pilotée par une assemblée de 209 élus dont un(e) président(e) qui reste à désigner. Cinq questions pour dénouer quelques fils. 1/ Quelles sont les compétences de Grand Paris ?

Dans un premier temps, Grand Paris, doté d’un budget riquiqui de 65 millions d’euros, devrait s’occuper d’environnement et de développement économique, et, d’ici 2017, 2018, du logement, de l’aménagement urbain et de tout ce qui constituera le fond du « projet métropolitain ». Notions assez vagues… pour des compétences déjà assurées par d’autres collectivités qui se superposent ou s’imbriquent un peu en vrac dans le même périmètre.

D’abord, à la Région, la nouvelle présidente Valérie Pécresse — en charge des transports et du développement économique — n’a absolument pas l’intention de se faire dépouiller du cœur battant de son joli bébé. Ensuite, du côté des départements de la petite couronne dont la disparition fut un temps évoquée, on s’arcboute plus que jamais sur ses spécificités — les routes, le social — et son magot. Là-dessus, la nouvelle loi ajoute les 12 nouveaux « Territoires métropolitains » de 300 000 habitants au moins, issus du regroupement des anciennes intercommunalités, qui constituent dorénavant l’ossature du Grand Paris. Plus riches et puissants que l’entité qu’ils soutiennent, ceux-ci récupèrent désormais la responsabilité du principal outil d’aménagement : le PLU (plan local d’urbanisme), pour ne laisser finalement aux maires que la signature des permis de construire et la salle des mariages… 2/ Grand Paris a-t-il le bon périmètre ?

« Hélas ! », se désole Mireille Ferri, ex-élue régionale EELV et directrice de l’Atelier International du Grand Paris, une boîte à idées qui réunit une quinzaine d’agences d’architecture et planche sur la métropole du futur. « Ils ont heureusement réussi au dernier moment à englober les territoires des aéroports d’Orly et de Roissy, mais pas le plateau de Saclay qui est sensé devenir "LE" campus universitaire et scientifique d’excellence. » Dommage ! Mais, après, il était difficile d’englober toute la région Ile-de-France et ses vastes territoires agricoles de l’Essone et de la Seine et Marne. Quoique… 3/ Qui sera le patron ?

Avec 87 élus sur les 209 de l’Assemblée métropolitaine, la gauche, en partie défaite aux dernières municipales, ne présentera pas de candidat(e), même si Anne Hidalgo, la maire de Paris, espère bien obtenir une vice-présidence. A droite, les couteaux ne sont pas encore tirés, mais les ambitions s’affinent. Chez Les Républicains (90 sièges), NKM n’a aucune chance car trop d’ennemis ; Patrick Ollier, maire LR de Reuil-Malmaison (et compagnon à la ville de Michèle Alliot-Marie), aurait, semble-t-il, la préférence de Sarkozy, mais Gilles Carrez, maire LR du Perreux-sur-Marne, n’a pas dit son dernier mot. Côté UDI, Philippe Laurent, le très consensuel et centriste maire de Sceaux, a fait offiellement acte de candidature, mais on sussure qu’André Santini, 75 ans, inamovible maire d’Issy-les-Moulineaux depuis 1980 et grand amateur de bons mots et de béton, lui grillerait volontiers la politesse…

Pour Pierre Mansat, élu parisien du Front de Gauche qui depuis 2001 œuvre à la mise en place cette métropole, « le ou la futur(e) président(e) devra être non pas consensuel — je n’aime pas le mot — mais rompu à l’art de la négociation, et capable de travailler à la convergence des idées et des projets. » En effet, tel qu’il est aujourd’hui pensé, Grand Paris est plus une confédération de communes qu’une collectivité territoriale centralisée. « Pour la faire exister, au niveau symbolique comme dans les faits, il faudra que sa tête ne s’enferme pas dans un territoire ou un parti et sache coopérer avec tous les acteurs. La coopération est le maître mot dans des ensembles aussi imbriqués. » 4/ Où habitera Grand Paris ?

Pour l’instant, Grand Paris est SDF. En attendant de se trouver des locaux appropriés, la présidence de la métropole devrait occuper les bureaux de la Mission de préfiguration, 19 rue Leblanc, dans le 15e arrondissement. Aujourd’hui, personne ne sait encore combien d’agents et de conseillers seront mobilisés sur cette nouvelle entité administrative. Pierre Mansat les évalue à « une petite cinquantaine. Mais tout dépendra du président… »

L’Assemblée, elle, devrait, pour ses séances plénières, occuper provisoirement l’hémicycle du Conseil Economique et Social, au Palais d’Iéna, dans le 16e arrondissement. Et après ? Grand Paris et son assemblée oseront-ils se délocaliser au-delà du périph’ ? 5/ Grand Paris va-t-il changer la vie des Grand-Parisiens ?

Au 1er janvier, certainement pas. Ensuite tout dépendra de l’énergie, la générosité, l’enthousiasme — ou non — des élus. Comme le rappelle Mireille Ferri, « Si on assiste juste à une course à l’échalotte pour savoir qui aura le plus joli fauteuil et comment il pourra y rester le plus longtemps possible, les citoyens, qui aujourd’hui attendent des résultats, risquent plus que jamais de se couper de la politique. Ou de sombrer dans les extrêmes. »

Cependant, l’enjeu — autant démocratique que sociétal — est considérable. « Grand Paris, ce n’est pas la ville en grand, mais un mode de vie différent qui repose sur un fonctionnement métropolitain, une sorte de grand réseau, plus vaste, plus flou, plus ouvert que la somme des communes qui le constituent », continue Mireille Ferri. Mais pour que ça marche, il faudra que le président ou la présidente de cette affaire sache très vite incarner ce projet, en faire un rêve, une envie, une réalité, une identité. « T’es d’où, toi ? » « Grand Paris ! »

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