UMP et assembléePatrick Ollier Président de la Métropole du Grand Paris - Député de la 7ème circonscription des Hauts-de-Seine

Rueil-Malmaison - Garches - Saint-Cloud

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Patrick Ollier soutient François Fillon pour la présidence de l’UMP le 18 novembre 2012

Patrick Ollier, qui soutient François Fillon pour la présidence de l’UMP, multiplie les initiatives en faveur de la candidature de l’ancien Premier ministre. Il a ainsi adressé le 9 novembre un courrier aux adhérents UMP de sa circonscription pour leur demander de voter pour François Fillon mais également de choisir la motion Gaulliste : " le dimanche 18 novembre se détermine l’avenir politique de l’UMP. Mon soutien déterminé à François Fillon et la « motion » gaulliste sont deux actes essentiels de ma vie politique. Je vous demande de voter en ce sens, vous aiderez ainsi au renouveau de l’UMP". Patrick Ollier, qui fait partie de la quarantaine d’ "orateurs" représentant les diverses sensibilités et chargés de relayer François Fillon sur le terrain, était ainsi également présent le 20 octobre à Ermont, dans le Val d’Oise, pour participer à un café politique.

La lettre de Patrick OLLIER adressée aux adhérents UMP de Rueil Garches et Saint-Cloud le 9 novembre 2012 : "Le dimanche 18 novembre prochain, vous allez voter en tant qu’adhérent UMP pour désigner notre Président et son équipe, choisir une des six « motions » qui détermineront l’orientation politique de l’UMP et enfin sur la charte des valeurs. Avec les élus de notre circonscription, Jacques GAUTIER, Eric BERDOATI, Yves MENEL, Denis GABRIEL et de très nombreux élus et militants qui ont parrainé sa candidature, je soutiens activement François FILLON à la Présidence de notre mouvement. L’UMP doit se réorganiser, préparer un projet de gouvernement et se mettre en ordre de bataille pour les prochaines élections déterminantes pour l’avenir de notre pays. Je connais bien François FILLON avec qui nous avons commencé à militer ensemble dans le mouvement gaulliste dans les années 80, et avec qui j’ai travaillé en tant que Ministre dans son gouvernement auprès de Nicolas SARKOZY. Il m’apparaît comme étant le plus capable d’organiser une véritable alternance de combat face à la politique des socialistes dans les années à venir. C’est un homme d’Etat déterminé mais aussi rassembleur. Il ne laissera pas d’opportunité pour qu’un nouveau parti du Centre s’organise dans notre pays et puisse concurrencer l’UMP. Ces cinq dernières années grâce à ses qualités, il a engagé une politique courageuse, économique et sociale pour notre pays en affrontant plusieurs crises très importantes. Il est essentiel pour moi que sur Rueil, Saint-Cloud et Garches, le courant d’adhésion le soutenant soit le plus fort possible ! J’ai aussi, aux côtés de Michèle ALLIOT-MARIE, Roger KAROUTCHI, Henri GUAINO, Bernard ACCOYER et Gérard LARCHER déposé une « motion » gaulliste qui vous est présentée au vote dimanche prochain : « Gaullisme en mouvement ». L’UMP depuis sa constitution rassemble des libéraux, des radicaux et des gaullistes. Le « Gaullisme en mouvement » propose un projet de société dans la ligne de ce que le Général de Gaulle avait conçu pour notre pays mais qui malheureusement n’a jamais pu être mis totalement en œuvre. Le rôle d’un Etat fort, la vision sociale et économique à travers l’association capital-travail, les institutions, la voix de la France dans le monde, l’aménagement du territoire, la politique de défense nationale, l’Europe des nations, tout cela doit être retenu dans la future action politique de l’UMP, je souhaite que vous puissiez soutenir cette « motion » que j’ai contribué à écrire et qui est la sixième sur le bulletin de vote. Vous comprendrez donc que le dimanche 18 novembre, se détermine l’avenir politique de l’UMP. Mon soutien déterminé à François FILLON et la « motion » gaulliste sont deux actes essentiels de ma vie politique, je vous demande de voter en ce sens, vous aiderez ainsi au renouveau de l’UMP." Patrick OLLIER

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Lire l’original de la lettre de Patrick OLLIER aux adhérents UMP de sa circonscription
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Patrick Ollier a posé le 16 octobre devant le Palais Bourbon aux côtés d’une quarantaine d’ "orateurs" chargé de relayer François Fillon sur le terrain

« Eternel de Gaulle ! » : la tribune de François Fillon dans le Figaro du 9 novembre 2012, publiée à l’occasion de l’anniversaire de la mort du Général :

"Le Général de Gaulle est depuis longtemps entré dans notre histoire. Mais on aurait tort de réduire le Gaullisme à un héritage ! Les temps difficiles que nous vivons font ressurgir ce besoin de dépassement qui irrigua le combat de la résistance puis de la reconstruction nationale. Deux fois, en 1940 et en 1958, le Général de Gaulle a été l’acteur d’un redressement spectaculaire de notre pays. Deux fois, la méthode a été la même : rassembler les Français, prendre les décisions qui s’imposent, arracher la France à ses obsessions pour relever les défis du monde.

Le Gaullisme est un art de l’union. Dans une France bien plus divisée qu’aujourd’hui, le Général de Gaulle n’a jamais cherché à opposer entrepreneurs et salariés, revenus du travail et revenus du capital – ce qu’il appelait « utiliser les vieilles recettes de la démagogie ».

Rien de plus contraire non plus au Gaullisme que de distinguer les Français selon leurs votes, leurs origines ou leur religion. Pour le Général de Gaulle, « il n’y a que deux catégories de Français : ceux qui font leur devoir et ceux qui ne le font pas ».

Cette exigence d’unité est intemporelle. Par-delà nos différences, une seule chose compte : l’amour de la France et le respect des valeurs républicaines. Je crois à la fraternité du patriotisme qui transcende ces deux maux qui trahissent notre pacte national : le repli communautariste et le populisme. Il est plus que temps de rappeler que dans un monde concurrentiel de 7 milliards d’habitants, les 65 millions de français doivent faire bloc.

Aujourd’hui, les clivages et les postures devraient s’effacer devant le risque de déclin de la France. Et les réponses que nous devrions y apporter ne devraient pas s’embourber dans ces compromis électoralistes qui masquent la gravité de la situation.

Il est désolant de voir le pouvoir actuel traiter avec si peu de courage et d’urgence la question vitale de la compétitivité française. Il est dommageable de le voir s’entêter sur des sujets de société qui divisent notre pays en le détournant de l’effort de redressement économique que nous devons fournir pour ne pas déchoir.

S’il y a une constante du gaullisme, c’est de prendre à bras le corps les difficultés. Rappelons-nous la terrible crise de compétitivité de 1958, lorsque confrontée au déficit extérieur et budgétaire, la France se demandait comment « boucler les fins de mois » et respecter sa promesse de mettre en œuvre le marché commun. A ceux qui demandaient des ajustements progressifs pour ne pas casser la croissance, à ceux qui voulaient enterrer le rapport Pinay-Rueff, le Général de Gaulle a opposé la voix implacable du courage politique. Dès la première semaine de son mandat, il prend parti pour une « remise en ordre » sans laquelle, ce sont ses mots, « nous resterons un pays à la traîne, oscillant perpétuellement entre le drame et la médiocrité ».

Pour l’homme du 18 juin, il ne pouvait y avoir de souveraineté française sans indépendance financière, ni de justice sociale sans vérité des comptes. Le reste de l’histoire est connue : réduction drastique des dépenses, rétablissement spectaculaire de l’équilibre budgétaire, expansion sans précédent, âge d’or de l’industrie française.

La Vème République est conçue pour l’action. Elle donne au chef de l’Etat les pouvoirs les plus larges avec une seule corde de rappel, le vote populaire, et une seule exigence : décider. Notre Constitution permet au président de se comporter en homme d’Etat. A contrario, elle est impitoyable pour les hommes d’appareil. François Hollande s’élèvera-t-il un jour aux dessus de sa majorité ? J’attends et j’espère pour notre pays qu’il ait le cran de dire aux Français que l’intérêt général ne se confond pas avec le dogme socialiste.

On nous dit que la mondialisation chamboule tous nos repères. Est-ce vraiment nouveau ?

Le gaullisme fut toujours une manière de refuser l’enfermement hexagonal pour affronter le monde tel qu’il est. Tout le génie de l’homme du 18 juin est d’avoir compris que la campagne de France s’inscrivait dans une guerre mondiale. Toute la grandeur du gaullisme de 1958 est d’avoir replacé la France dans l’actualité du jeu mondial : refus des blocs, fin de l’empire, modernité industrielle, convertibilité du franc, adoption sans restriction du marché commun…

Regarder le monde en face, c’était pour le Général de Gaulle plus qu’un principe politique : une règle d’hygiène indispensable à la santé de la France – convaincu qu’il était que notre pays, coupé de son ancrage international, « se désintéresserait de lui-même et irait à la dislocation ».

Face aux grands vents de la mondialisation, le gaullisme ne saurait prêcher le repli, ni la renonciation à nos valeurs. Il ne nous incite certainement pas à nous défendre en nous retranchant derrière la ligne Maginot de nos intérêts catégoriels ou de nos archaïsmes. Sachons faire le pari gaullien de la remise en mouvement. Sachons secouer nos conservatismes. Sachons travailler plus, innover plus, dépenser moins. Sachons élever le combat de la souveraineté nationale au niveau de la souveraineté européenne.

Aujourd’hui, le gaullisme appartient à tous les Français, mais il s’incarne dans l’une des sensibilités majeures de l’UMP. Au moment où notre mouvement s’apprête à renouveler ses instances dirigeantes, rappelons-nous ce que signifiait, pour le Général de Gaulle, cet engagement, ce « vaste et ardent concours d’adhésions et de dévouements ».

Etre gaulliste, ce n’est pas adhérer à une idéologie mais se battre pour des idéaux. C’est placer l’intérêt de la France au-dessus de toutes les doctrines. C’est rassembler notre peuple en tirant vers le haut le meilleur de son âme et non en flattant ses sombres penchants. C’est vouloir servir son pays et pas tout attendre de lui. C’est comprendre qu’il n’y a pas de redressement collectif sans engagement individuel. C’est être un militant de la France."

François FILLON

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