UMP et assembléePatrick Ollier Président de la Métropole du Grand Paris - Député de la 7ème circonscription des Hauts-de-Seine

Rueil-Malmaison - Garches - Saint-Cloud

UMP et assemblée
agrandir le texte retrecir le texte imprimer article envoyer à un ami
Primaires socialistes, jurys populaires, crise grecque : la tribune de Patrick Ollier (22 juin 2011)

Primaires socialistes

"Le Parti socialiste est légitime dans sa volonté d’organiser des élections pour désigner son candidat, mais il serait plus normal que ces élections aient lieu à l’intérieur du parti avec ses seuls adhérents. Le fait que le Parti socialiste veuille ouvrir des bureaux de vote dans toutes les communes pour tous les Français est par ailleurs surprenant : qu’il demande les listes électorales est parfaitement légal, mais le fait que l’on demande de s’inscrire et que l’acte de voter en faveur d’un candidat socialiste implique que l’on connaisse l’opinion politique de la personne qui vote posent problème ; en effet, être fiché comme électeur de Gauche alors que le vote républicain est secret pose un premier problème lié à la Constitution. Le fait également que ce fichage puisse provoquer des réactions vis-à-vis de ceux qui sont fichés pose un autre problème, soit parce qu’ils sont allés voter, soit parce qu’ils ne sont pas allés voter, je pense notamment aux employés des mairies socialistes ou aux présidents d’associations qui perçoivent des subventions ; on peut alors aisément imaginer les conséquences du fait d’aller voter ou pas….

Cela pose un réel problème de démocratie auquel les socialistes n’ont apporté à ce jour aucune réponse !

Vouloir par ailleurs faire voter dans les bureaux de vote des élections républicaines est une assimilation au vote républicain, ce qui peut créer une confusion dans l’esprit des électeurs.

Enfin, quid de ces listes électorales qui doivent être détruites sous contrôle, oui mais de qui ? Qui peut par ailleurs empêcher qui que ce soit de noter le nom de ceux qui se déplacent voter. En un mot, il eu mieux valu que le PS organise ces élections en son sein avec ses adhérents !

Jurys populaires

S’agissant des jurys populaires, dont l’examen a débuté à l’Assemblée nationale, le Président de la République souhaite, par cette mesure, rapprocher les Français de la Justice . Le fait qu’il y ait des jurés issus du peuple dans les tribunaux correctionnels est une bonne mesure, qui touche à la sincérité de la décision, mais aussi au fondement de la démocratie. Pour ce qui est de a justice des mineurs, qui constitue le second volet du projet de loi, il est aujourd’hui temps que les mineurs qui passent aujourd’hui devant les tribunaux pour enfants puissent être jugés par des tribunaux courants. La montée de la violence chez les adolescents rend nécessaire l’adaptation de la Justice, pour la rendre plus efficace et endiguer ce phénomène. Les mineurs de plus de 16 ans poursuivis pour des délits commis en récidive seront désormais jugés par un tribunal correctionnel pour mineurs. En tant que ministre chargé des Relations avec le Parlement, mon travail consiste justement à tout mettre en oeuvre pour que ce projet de loi, dont l’examen vient de débuter à l’Assemblée nationale, puisse être voté dans de bonnes conditions dans les deux Chambres, sans être détourné de ses intentions premières par des amendements qui pourraient créer d’autres débats ; je pense notamment aux droits des victimes, auxquelles le projet présidentiel de 2012 va consacrer une part importante. Chaque chose en son temps !

Crise grecque

Pour conclure sur l’économie et sur la notation par les agences internationales, sujet que j’ai déjà abordé dans de précédentes tribunes, je tiens à rappeler les conséquences catastrophiques d’un changement de note, par rapport aux emprunts que les Etats sont obligés de contracter sur les marchés internationaux ; alors que mes prévisions pour la Grèce se confirment, la France par bonheur continue de bénéficier d’une note de AAA grâce aux décisions courageuses du Président de la République et du Gouvernement, qu’il s’agisse de la réforme des retraites, du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, de la réforme des retraites ou de l’introduction, dans la Constitution, de l’obligation pour le Gouvernement, de ne plus avoir de déficit budgétaire. Nous tiendrons donc sur ces trois points, qui permettent à la France d’emprunter sur les marchés mondiaux au taux de 3,65%, quand la Grèce emprunte à 16% ! Et pourtant oui, il faut tout faire pour aider la Grèce, au sein de la zone euro, d’abord pour la zone euro mais aussi pour la Grèce, car si la Grèce était exclue de la zone euro, sa dette colossale resterait en euros alors que la Grèce vivrait à nouveau avec sa monnaie nationale initiale, le Drachme ; sa dette serait alors serait immédiatement multipliée par deux ! C’est dire l’ampleur, sur les Grecs, de cette catastrophe au plan financier, économique et social ! "

Patrick OLLIER

Mentions légales  -  Contact