UMP et assembléePatrick Ollier Président de la Métropole du Grand Paris - Député de la 7ème circonscription des Hauts-de-Seine

Rueil-Malmaison - Garches - Saint-Cloud

UMP et assemblée
agrandir le texte retrecir le texte imprimer article envoyer à un ami
Renoncements et contradictions de François Hollande : florilège

L’ex candidat Hollande a multiplié durant la campagne présidentielle promesses et autres effets d’annonce. Près d’un mois après son élection, l’approximation prévaut et les "petits arrangements" semblent de règle chez les socialistes : morceaux choisis !

RENONCEMENTS ET CONTRADICTIONS DE FRANÇOIS HOLLANDE : FLORILÈGE

I - LE "PECHE ORIGINEL" :

« Je n’aurai pas autour de moi à l’Élysée des personnes jugées et condamnées » Interview de F Hollande - JDD du 14 avril 2012.

Jean-Marc Ayrault a été condamné en 1997 à six mois de prison avec sursis et 30 000 francs (4600 euros) d’amende, pour des faits de favoritisme et aucun appel n’en ayant été fait, la réhabilitation était effective dix ans plus tard, en 2007.La loi du 5 mars 2007 sur la lutte contre la récidive y a introduit un bémol, l’effacement de la condamnation du bulletin numéro 1 du casier judiciaire (accessible aux seules autorités judiciaires) n’étant plus automatique. Mais cette disposition n’est entrée en vigueur que le 7 mars 2008 (article 133-16 du code pénal), soit postérieurement à la date de réhabilitation de Jean-Marc Ayrault.

Le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a condamné en mai 2012 Arnaud Montebourg pour avoir publiquement injurié en 2011 les anciens membres de la direction de Sea France,

II - LA CHASSE EST OUVERTE : François Hollande réfute toute « chasse aux sorcières » : "Aucun de ceux qui aujourd’hui exercent des responsabilités et qui sont loyaux n’ont à s’inquiéter"

, juge-t-il.

Frédéric Péchenard (Direction générale de la police nationale), Michel Gaudin (préfet de police de Paris), et Bernard Squarcini (Direction centrale du renseignement intérieur) principaux responsables de la police nationale ont été officiellement démis de leurs fonctions le mercredi 30 mai en Conseil des Ministres.

III - LE VRAI FAUX RETRAIT DES TROUPES FRANÇAISES DE L’AFGANISTAN AVANT FIN 2012

ENGAGEMENT N° 59 « J’engagerai un retrait immédiat de nos troupes d’Afganistan : il n’y aura plus de troupes françaises dans ce pays la la fin de l’année 2012 »

Seules les troupes combattantes quitteront l’Afghanistan dans les délais imposés. Des « forces résiduelles » devront rester sur place pour sécuriser le retrait des matériels. Sans s’engager sur les chiffres, qui seront négociés par le chef d’état-major de l’armée française et le commandant américain de la coalition en Afghanistan, le ministre Le Drian a confirmé le maintien de contingents pour des missions de formation de l’armée et de la police : « Cela ne veut pas dire que nous quittons la coalition, mais notre présence sera différente. » Sans le dire, l’équipe Hollande reprend en fait à son compte - à trois mois près - le calendrier de Nicolas Sarkozy

IV - LE BLOCAGE DES PRIX DES CARBURANTS, UNE PROMESSE DE GASCON !

François Hollande prône un blocage pendant 3 mois du prix de l’essence de « 3 à 6 mois maximum » qui serait suivi d’un rétablissement de « la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) flottante », à savoir « une fiscalité qui oscille, protège le consommateur des variations du baril de pétrole ». Cette TTIP flottante permet « non pas de diminuer les recettes de l’Etat mais d’éviter les augmentations indues » Le prix des carburants refluent depuis le début mai et ces carburants ont perdu 3 à 5 centimes par rapport à leurs records historiques de mars-avril.Ce repli rend hors de propos, pour le moment, un blocage des prix à la pompe, a annoncé le PS Michel Sapi, chargé du programme de François Hollande. "Ce n’est peut-être pas le moment de bloquer quand ça baisse. Il faut bloquer quand ça monte", a-t-il déclaré sur Radio Classique et Public Sénat.

V – UNE AUGMENTATION DU SMIC OPPORTUNISTE ! LE PRESIDENT SOCIALISTE PROPOSE D’INDEXER LE SMIC SUR LA CROISSANCE. "CHAQUE FOIS QUE LA CROISSANCE EST DE UN POINT, (…) L’AUGMENTATION DU SMIC POURRAIT ETRE DE MOITIE : 0,5",

A-T-IL PROPOSE LE 11-03-2012 SUR M6 :

La valeur du Smic horaire, minimum en-dessous duquel aucun salarié ne peut être payé, est de 1398,37 euros brut/mois pour un temps plein. Il concerne entre 2 et 3 millions de salariés. Lors du quinquennat écoulé, son taux horaire est passé de 8,44 euros à 9,22 euros, pour une hausse n’excédant pas 2,25% (1er mai 2008). Le quatrième trimestre 2011 du chiffre de la croissance a été révisé à la baisse, de 0,2% à 0,1%. Il ne devrait donc pas y avoir de hausse du SMIC compte tenu du chiffre de la croissance. Y procéder, c’est mettre nos entreprises en difficulté, dans un contexte de crise majeure.

VI - LA RETRAITE A 60 ANS, UN MIRAGE POUR CERTAINS SALARIES !

ENGAGEMENT N° 18 : « JE FERAI EN SORTE QUE TOUS CEUX QUI ONT 60 ANS ET QUI AURONST COTISE LA TOTALITE DE LEURS ANNUITES RETROUVENT LE DROIT DE PARTIR A LA RETRAITE A TAUX PLEIN A CET AGE LÀ »

En réalité, le diable étant dans le détail, seules les personnes ayant commencé à travailler à 18 ans et cotisé 41 ans pourront prendre leur retraite à 60 ans à taux plein (puis 41,5) ; Ce qui ne sera pas le cas des personnes ayant eu une longue maladie, des périodes de chômage, ou encore ayant été en congés maternité dans la période de cotisation, puisque les trimestres, qui sont dit alors « validés ou « assimilé » ne sont pas considérés comme étant des trimestres « cotisés ». Non seulement limitée dans sa portée, contrairement aux engagements pris, cette mesure concernant au plus 150 000 personnes par an, aura un coût d’1 milliard d’euros l’an, financé par une hausse de 0,1 % par an des cotisations patronales et salariales, soit 5 milliards sur la législature.(estimation socialiste) Cette mesure aura selon toute vraisemblance des conséquences sur le montant des salaires versés.

VII – LA RE-NEGOCIATION DU TRAITE EUROPEEN : UN FAUX SEMBLANT !

François Hollande prend le risque d’accentuer la crise Européenne en mettant en question l’unité des Européens ; Ce traité, signé par 17 pays de la zone euro ainsi que par 8 autres pays, soit 25 pays européens, y compris des gouvernements de gauche (Autriche, Danemark, etc…) met en place le gouvernement économique et prévoit la convergence des politiques économiques et renforce la discipline budgétaire. Angela Merkel s’oppose à la re-négociation du pacte de rigueur budgétaire et à l’émission d’euro bonds par la BCE, d’autant que le Traité comprend les éléments nécessaires à la mise en place d’une politique de croissance en Europe (Titre IV du traité, articles 9,10 et 11)