UMP et assembléePatrick Ollier Président de la Métropole du Grand Paris - Député de la 7ème circonscription des Hauts-de-Seine

Rueil-Malmaison - Garches - Saint-Cloud

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Retraites, grèves, projet de loi sur l’immigration : Patrick Ollier a réagi à la sortie de l’hémicycle les 5 et 6 octobre 2010)

Débat sur les retraites :

"A l’heure d’une menace de grèves reconductibles, même si pour l’instant, cela n’émane pas de tous les syndicats, seulement de la CGT SNCF, le spectre d’une paralysie de la France est incontestablement inquiétant pour le pays. Et d’autant plus difficile pour nous à entendre et à comprendre, compte tenu de la gravité et de la nécessité à régler problème des retraites.

Le débat des retraites ne doit pas se transformer en conflit politique. C’est un problème arithmétique et démographique. Nous avons pris la meilleure décision possible pour permettre aux Français de continuer à toucher leurs retraites au taux le plus élevé possible, et si les syndicats français, qui sont pleins de bon sens, veulent transformer ce débat en problème politique c’est regrettable, car ils ont bien compris, même si cela ne leur plaît pas, qu’il y va de l’intrêt général.

C’est pourquoi, alors que nous prenons à chaque fois en compte les observations des partenaires sociaux au Conseil d’administration de la SNCF dont je suis membre, je ne comprendrais pas ce qui s’apparenterait à l’évidence plus à une grève politique qu’à une grève dans l’intérêt des cheminots de la SNCF. Ce n’est pas le moment, avec la crise que nous traversons, de se payer le luxe d’une grève qui coûte 20 millions d’euros par jour à la SNCF, alors qu’il n’y a pas d’intérêt direct et immédiat des cheminots dans ce débat. Le confort du statut des salariés de la SNCF, et au delà ceux de la RATP et plus largement de la fonction publique, les protège plus, dans ces actions, que les salariés du privé, dont l’emploi dans l’entreprise est plus fragile… Je regrette que nous nous engagions dans une telle direction. "

Projet de loi sur l’Immigration

"S’agissant du projet de loi sur l’Immigration, débattu à l’Assemblée, nous nous devons de protéger la France contre les abus ; notamment ceux liés à l’AME, l’aide médicale d’État, garantissant aux étrangers une prise en charge à 100%. C’est un appel d’air énorme pour les étrangers qui savent que s’ils viennent sur le sol français, ils seront soignés gratuitement sans avoir à débourser quoi que ce soit. La France n’a pas les moyens de faire face à l’arrivée massive de ces étrangers qui viennent pour cette raison là. C’est un vrai problème et il faut comprendre que les députés se posent des questions.

Dans ce débat avec les députés on parle bien sûr d’économie, de la révision générale des politiques publiques (RGPP), mais également de droit des étrangers, de liberté, de solidarité, de social, et de précarité, pour aider et protéger ceux qui ont besoin de l’être, mais on ne peut pas le faire au delà des moyens dont dispose la France. Ouvrir la discussion et poser les limites, c’est là l’objet de ce débat auquel je suis totalement favorable."