UMP et assembléePatrick Ollier Président de la Métropole du Grand Paris - Député de la 7ème circonscription des Hauts-de-Seine

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Souveraineté et Alliance Atlantique : les Gaullistes du Renouveau dans le débat

Après le sommet du G20 à Londres, celui de l’OTAN, qui s’est déroulé avec succès les 3 et 4 avril de part et d’autre du Rhin à Strasbourg et Kehl (Allemagne).

Un événement marquant le 60ème anniversaire de l’organisation, fondée à Washington en 1949, mais qui, surtout, a consacré le grand retour de la France ans la structure militaire de l’Alliance.

Cette décision avait été annoncée par le Président de La République, Nicolas Sarkozy, le 11 mars dernier et approuvé par l’Assemblée nationale le 17 mars.

Patrick Ollier, en tant que Gaulliste, a soutenu ce retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN dans une tribune co-signée par une trentaine de parlementaires.

SOUVERAINETÉ ET ALLIANCE ATLANTIQUE : LES GAULLISTES DU RENOUVEAU DANS LE DÉBAT

Le 7 mars 1966 le général de Gaulle prenait la décision de quitter les instances intégrées de l’ OTAN, tout en restant au sein de l’Alliance. La volonté du chef de l’Etat était de donner à la France toute son indépendance stratégique, en assurant une dissuasion autonome.

Qui peut mieux que la famille gaulliste, intervenir dans le débat lié au projet de retour dans les instances supérieures de l’Alliance ? Fondamentalement attachés à la souveraineté du pays quant à sa sécurité, incluant l’Outre-mer, et à sa position libre au plan diplomatique, il nous semble essentiel de rappeler notre volonté de créer une défense européenne.

En 1989 le mur de Berlin s’effondrait, entrainant dans sa chute l’URSS. Pendant les années qui suivirent certains prophétisaient même la fin de l’histoire. Le 11 septembre 2001, le monde développé découvrait que la souffrance et la mort restaient une réalité. Depuis, la France participe avec 25 autres membres de l’Union Européenne, sous l’égide de l’OTAN, à des opérations de sécurisation du territoire afghan. Clairement la menace n’est plus à l’Est, par de nombreux aspects elle se concentre au niveau de l’arc de crise décrit par le Livre Blanc. Pour leur immense majorité les opérations extérieures où sont engagées nos forces se déroulent dans un cadre multinational. Quatre éléments nous apparaissent comme des pré-requis fondamentaux, nullement remis en cause. Premièrement, l’autonomie absolue en matière de dissuasion nucléaire. Celle ci n’est pas en question car la France ne rejoindra pas le comité nucléaire. Deuxièmement, le maintien de la libre décision d’intervenir ou non dans un conflit. Là encore la règle de l’unanimité est limpide. Aucun pays ne peut se voir imposer de participer à une quelconque intervention armée s’il ne le veut pas. De plus, si un seul pays membre refuse d’intervenir alors l’Alliance ne peut intervenir en tant que telle. Troisièmement, il nous semble primordial de défendre un appareil industriel et de recherche autonome dans le secteur des armements. Notre absence des instances intégrées n’a pas empêché des fonds européens de financer le développement du futur appareil américain le F35. Quatrièmement, nous pensons que la Russie a vocation à devenir un partenaire essentiel de l’Europe. C’est pourquoi nous ne souhaitons pas un élargissement supplémentaire de l’Otan qui serait vécu comme une provocation inutile.

Une fois ces conditions fondamentales posées, quel intérêt la France a-t-elle aujourd’hui à rejoindre les instances intégrées ? L’objectif d’une défense européenne reste notre ambition, bien que difficile à atteindre quand seuls deux pays, la France et le Royaume-Uni, font un effort significatif au plan financier pour leur Défense. Le but est bien celui d’un partenariat entre les deux piliers américains et européens qui peuvent s’associer, si besoin, au sein de l’OTAN. La France ne pourra pas produire seule les attributs de puissance du futur, comme ceux de la troisième dimension qui intègre le spatial, ou le cyber-espace. La présence de nos officiers supérieurs au sein de l’Otan est préférable à la chaise vide pour influer sur les orientations. Le cadre des interventions extérieures peut varier. Par exemple une présence de forces dans un cadre européen nous semble plus approprié au Proche-orient qu’un cadre OTAN alors que celui-ci est plus pertinent en Afghanistan.

La situation n’est plus celle de 1966, la France pour faire entendre sa voix doit trouver les leviers d’Archimède d’aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’envisager l’abandon de notre liberté de décision, de devenir des vassaux de nos alliés américains ou de provoquer la Russie. Inscrits dans notre temps, fidèles à nos valeurs, capables de nous projeter dans l’avenir nous considérons aujourd’hui utile de soutenir le retour du pays dans les instances intégrées. Donnons à la France et à nos soldats la reconnaissance qu’ils méritent parmi nos alliés, pour assurer la sécurité de nos enfants !

Michèle Alliot-Marie, Présidente du Chêne et Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales, a elle aussi défendu dans un tribune parue dans Le Figaro du mardi 17 février 2009, la volonté du Président de la République de réintégrer notre Pays dans le commandement militaire de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN).

Retrouvez l’intégralité de cette tribune sur le site du "Chêne"en cliquant sur le lien suivant :

La tribune de Michèle Alliot-Marie

Créé à l’initiative de Michèle Alliot-Marie, le mouvement "Le Chêne" rassemble des parlementaires et élus locaux incarnant la sensibilité gaulliste au sein de la majorité, dans l’optique de susciter le débat d’idées.

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